Ufologie & Paranormal

Bonjour,

Nous vous souhaitons un excellent surf sur les pages du forum. Le forum est en libre participation pour les non-inscrits. Une inscription donne néanmoins droit à nombreux avantages :

- Pas de pub
- Un pseudonyme réservé
- Un accès à l'ensemble des catégories
- La participation à la vie du forum
- Participation à nos concours
- Un outils précis pour organiser vos lectures, vos interventions.

Au plaisir de vous compter parmi nos prochains membres.

Le Staff.
Nouveau ! Le forum est en libre participation pour les non-inscrits.

VISITEUR


Free counters!

PUB


  • Poster un nouveau sujet
  • Répondre au sujet

Faut-il avoir peur des nanotechnologies ?

Partagez
avatar
Apollyôn
Equipe du Forum
Equipe du Forum

Nombre de messages : 7232

Faut-il avoir peur des nanotechnologies ?

Message par Apollyôn le Lun 15 Juil - 14:13

Quand on parle des risques des nouvelles technologies, les nanotechnologies sont assurément un cas d’école. Il s’agit de la capacité de manipuler la matière à l’échelle atomique. Le préfixe nano (10-9) correspond à un milliardième d'une unité, ici le mètre. Il est désormais possible de fabriquer des nanomatériaux de façon industrielle, par exemple des nanotubes de carbone, du graphène (une couche d’atomes de carbone), des nanoparticules d'argent ou de dioxyde de titane. A cette échelle, ces matériaux possèdent des propriétés particulières. Ils sont non seulement plus légers, mais aussi plus résistants et plus réactifs. Ils sont d’ores et déjà présents dans de nombreux objets courants comme les produits cosmétiques, les pneumatiques, les ciments, les emballages alimentaires, les vêtements, etc.

Les nanoparticules posent évidemment des questions de sécurité sanitaire parce que leur taille leur permet de franchir les barrières biologiques. Le développement rapide de ce marché va conduire à une exposition humaine accrue. C’est la seule certitude que l’on ait, car pour le reste, nous faisons face à plus de questions que de réponses. Quelques études toxicologiques montrent qu’elles peuvent induire des processus pathologiques. A ce stade, c’est un signal plus qu’une preuve. En réalité, il s’agit d’un domaine où l’incertitude est maximale et c’est en cela qu’il s’agit d’un cas d’école. La mise sur le marché se fait à un rythme tel que les capacités d’évaluation des risques ne peuvent pas suivre.

La question posée est celle de concilier le développement industriel et la sécurité sanitaire. D’emblée, il faut souligner deux faits structurants. Le premier est qu’on ne dispose pas d’appareil permettant de mesurer les concentrations de nanoparticules dans l’air, les eaux, les aliments, etc. Cela signifie que l’outil normatif est inopérant. Le second est que l’interdiction de fabriquer ou de mettre sur le marché des nanomatériaux n’est pas envisageable pour deux raisons principales que sont la mondialisation des échanges des biens et l’absence d’un appareil de contrôle efficient. La France a rendu obligatoire depuis le 1er janvier 2013 pour les fabricants, distributeurs ou importateurs la déclaration des usages de substances à l’état nanoparticulaire ainsi que les quantités annuelles produites, importées et distribuées sur le territoire français. Un site dédié a été ouvert, www.r-nano.fr, pour réaliser déclaration. C’est déjà un premier pas. Comment aller plus loin ?

De nombreuses initiatives ont été prises ces dernières années pour favoriser le dialogue et la participation des citoyens aux décisions. Par exemple, le Nanoforum du Cnam en et le débat national de la Commission nationale du Débat public. Le premier s’est toujours bien déroulé, mais il concernait un cercle restreint de personnes désireuses de dialoguer plutôt que s’affronter. Le second a été plusieurs fois perturbé par des groupes protestataires pour qui le dialogue n’est qu’un prétexte, de manipuler l’opinion.

L’opinion publique sur ce sujet est indécise et cela se comprend compte tenu de la complexité du sujet. Un sondage pour La Recherche et Le Monde indiquait que si une large majorité des personnes interrogées admettent que la société ne peut pas progresser sans prendre certains risques, 59% des Français avaient le sentiment de mal comprendre les enjeux des nanotechnologies et à peu près autant déclarent ne pas avoir confiance dans les scientifiques pour dire la vérité sur les résultats et les conséquences de leurs travaux dans le domaine des nanotechnologies.

Dans ce contexte, l’’implication citoyenne sur ce sujet est essentielle pour une raison principale : il ne sera pas possible de prendre des décisions générales. Les nanotechnologies concernent un nombre considérable d’applications. Certaines sont désirables et méritent que des risques soient pris pour les développer. On pense aux médicaments et aux produits de santé ou aux applications énergétiques. D’autres applications semblent plus futiles : a-t-on vraiment besoin de chaussettes incorporant des nanoparticules d’argent ce qui leur évite de sentir mauvais ? Mais précisément, qui peut décider ce qui vaut la peine et ce qu’il vaut mieux éviter ? Il n’y a pas de raison que cette question soit traitée uniquement dans le cadre du triangle habituel producteurs – scientifiques – décideurs publics.

Plusieurs initiatives méritent d’être mentionnées parce qu’elles cherchent à créer les conditions d’un débat loyal, transparent et pluraliste. Vivagora mène de nombreux projets de démocratie scientifique. France Nature Environnement a fait des nanotechnologies un thème important de réflexion. AVICENN est une association dédiée à l’information civique pour faire monter en compétence la société civile sans nécessairement prendre des positions tranchées. Le Royaume-Uni est également actif sur ce sujet. La participation de grandes entreprises à ces initiatives laisse penser qu’il existe une prise de conscience de la nécessité de gouverner autrement le développement technologique.

Ainsi, il arrivera nécessairement un évènement (un accident industriel, une contamination indésirable, etc.) qui révèlera au grand public les enjeux et les dangers inhérents à la manipulation de la matière (ce n’est pas pour rien que les détracteurs parlent « d’objets atomiquement modifiés »). Ce jour-là, soit il existera un socle de confiance et il sera possible de faire face lucidement et collectivement à un tel épisode. Sinon se retrouvera dans un impossible débat comme cela est le cas sur le dossier du gaz de schiste. Certains se réjouiront de ce blocage. Mais de blocage en blocage, que construisons-nous de sensé pour le futur ?
source : http://securitesanitaire.blog.lemonde.fr/2013/07/14/faut-il-avoir-peur-des-nanotechnologies/


___________________


À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.

anoy
Membre VIP Argent
Membre VIP Argent

Nombre de messages : 1398

Re: Faut-il avoir peur des nanotechnologies ?

Message par anoy le Lun 15 Juil - 15:41

J'irai plus loin en prédisant la disparition de l'"humain" 100% biologique ...malgré lui !
La SF n'est plus très éloignée avec ses androides ...qui se croient humains ! 
  • Poster un nouveau sujet
  • Répondre au sujet

La date/heure actuelle est Sam 21 Oct - 15:59