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Une liste rouge pour les écosystèmes en danger

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Apollyôn
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Une liste rouge pour les écosystèmes en danger

Message par Apollyôn le Ven 17 Mai - 11:23

Après sa liste rouge des espèces menacées, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) scrute désormais les écosystèmes en danger. Son nouveau classement n'est pas attendu avant 2025. Mais avec la publication, mercredi 8 mai, de la méthode qui va permettre son élaboration, une étape-clé vient d'être franchie.
La tâche est d'une grande complexité. Contrairement à l'extinction d'une espèce, qui se mesure au nombre d'individus survivants, les signes annonciateurs de l'effondrement d'un écosystème sont diffus. Pollution, diversité des espèces, développement de maladies : une multitude de paramètres entrent en compte pour juger de la santé d'un milieu. "Et puis il fallait une méthode assez flexible pour étudier à la fois la grande barrière de corail, les déserts et la forêt amazonienne", souligne David Keith, professeur à l'université de Nouvelle-Galles du Sud (Australie) et directeur de l'étude.

Au final, le baromètre mis en place par son équipe retient quatre critères. D'abord, l'évolution de la superficie qu'occupe un écosystème, mesurée à grand renfort de cartes et d'images satellites. Puis sa répartition sur l'ensemble du globe. Car plus un écosystème est rare, plus il est jugé vulnérable. Ensuite, les chercheurs devront relever les dégradations environnementales à l'intérieur même du milieu, telles que la pollution de l'eau ou les prélèvements de végétation. Enfin, ils s'intéresseront aux variations biologiques qui s'y produisent, comme l'évolution de sa diversité biologique.

Ces observations ont déjà été réalisées dans plusieurs pays. Depuis 2010, la branche française de l'UICN travaille sur les zones humides. A l'issue d'une étude de cas, les lagunes méditerranéennes ont été classées "écosystème vulnérable". Cette année, l'organisme poursuit son examen avec les forêts métropolitaines, "et en 2014, ce sera au tour des espaces marins" annonce Marion Péguin, en charge de la mission biodiversité à l'UICN France. Avec ces études, la branche nationale de l'organisme espère égaler des pays comme l'Allemagne et la Suède, déjà détenteurs de leurs propres listes rouges.

Il manquera alors la photographie d'ensemble. Selon le rapport d'évaluation des écosystèmes pour le millénaire établi en 2005 par les Nations unies, à l'échelle mondiale, plus de 60 % des services rendus à l'homme par les écosystèmes sont dégradés ou surexploités. L'équipe de David Keith estime, sans pouvoir le chiffrer précisément, que le nombre d'écosystèmes déjà détruits est de l'ordre de plusieurs milliers. "On constate les effets de ces effondrements, explique le chercheur, les infections respiratoires provoqués par les soulèvement de sable après l'assèchement de la mer d'Aral ou le déclin de l'industrie de pêche dans certaines régions. Mais en l'état actuel des connaissances, il est difficile de prévoir les catastrophes à venir."

Pour y remédier, plus de 1 000 chercheurs, dont 130 en France, collaborent actuellement au projet de l'UICN lancé en 2008. D'ici à son aboutissement, les effectifs devraient encore augmenter : "Maintenant que nous avons une méthode généralisable, nous cherchons des scientifiques dans tous les pays pour collecter les données", affirme le directeur de l'étude.

Au cours des douze prochaines années, d'un bout à l'autre de la planète, une myriade de scientifiques va mesurer la température des océans, la vitesse des courants, la croissance des plantes, le développement des maladies. Un travail de fourmi pour un enjeu de taille. "Combinée avec celle des espèces menacée, cette nouvelle liste rouge nous permettra d'avoir une vision globale des destructions environnementales", se félicite David Keith.

Or, si l'UICN diagnostique, c'est dans l'espoir de mieux soigner. "Avec cette nouvelle liste rouge, les institutions internationales et les gouvernements pourront agir de manière mieux informée", se réjouit le chercheur. De même, les entreprises et institutions financières soucieuses de la préservation des écosystèmes "sauront où investir en priorité", espère-t-il.

L'évaluation de l'UICN ne sera pas disponible avant douze ans. D'ici là, il faudra se contenter des indicateurs existants. En juin, au Cambodge, l'Unesco doit mettre à jour sa liste du patrimoine mondial en péril. L'inscription de la Grande Barrière de corail est évoquée.
source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/05/14/une-liste-rouge-pour-les-milieux-naturels-menaces_3178760_3244.html


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À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.
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