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Assange nous offre quelques perles

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Schattenjäger
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Assange nous offre quelques perles

Message par Schattenjäger le Mer 10 Avr - 9:09

Assange nous offre quelques perles



WIKILEAKS — Julian Assange a encore frappé. WikiLeaks a rendu public hier plus de 1,7 million de documents diplomatiques américains datant 1973 à 1976.

Ces «Kissinger Cables» avaient déjà été déclassifiés par les Etats-Unis mais restaient peu accessibles pour le grand public, selon Assange, qui toujours réfugié à l’ambassade d’Equateur de Londres. Il s’agit surtout de courriers envoyés ou reçus par Henry Kissinger, le redoutable secrétaire d’Etat américain de l’époque, qui montrent bien la politique étrangère américaine du début des années septante. En fouillant du côté suisse – plus de 42 000 câbles contiennent le mot «Switzerland» – on croise surtout les grands noms comme événements de l’époque. Mais on découvre aussi des histoires étonnantes que nous vous présentons ici.

LE DALAÏ-LAMA

L’histoire est un éternel recommencement. En juin 1975, l’ambassade américaine de New Delhi envoie un câble confidentiel notant que le dalaï-lama a prévu d’aller en Suisse «pour un traitement médical». Le déplacement serait pour août ou septembre, selon le représentant en Inde du leader tibétain. Pour juin, selon une autre source. L’information, précise le câble, est confirmée par l’ambassade suisse. Mais, lit-on: «puisque le ministre des Affaires étrangères suisse planifie de visiter Pékin en août, la Suisse a demandé au dalaï-lama de remettre son voyage». Bref: la Suisse veut bien soigner le dalaï-lama mais pas fâcher la Chine, la santé de Sa Sainteté peut attendre. Mais de quels soins parle-t-on? Le diplomate américain n’est pas sûr mais ne se gêne pas pour balancer: «On a entendu dire qu’il s’agissait d’hémorroïdes.»

RONALD REAGAN

Parmi les câbles diplomatiques touchant la Suisse, l’un, daté de janvier 1974, est titré: «Valise perdue». Il est envoyé par le département d’Etat et signé par Kissinger lui-même. «Les Chemins de fer fédéraux suisses ont perdu un sac», appartenant à un certain John Diepenbrock, écrit le secrétaire d’Etat américain. Mais, heureusement, «le sac a depuis été localisé» et se trouve au bureau des objets trouvés de Zurich. Kissinger prie les employés de son consulat de Zurich d’aller chercher cette valise et de l’informer que tout a été récupéré. Ce qui sera fait. Mais pourquoi un sac égaré inquiète-t-il les Etats-Unis? John Diepenbrock, apprend-on, est l’avocat d’un certain Ronald Reagan, qui est alors gouverneur de la Californie. Mais on ne saura sans doute jamais quels secrets on aurait peut-être déniché dans les bagages du futur président des Etats-Unis.

TITO

En 1974, Tito a 82 ans et tient d’une main de fer la Yougoslavie socialiste. Mais il se fait rare. Est-il malade? En pleine guerre froide, cette info intéresse hautement les Etats-Unis. Qui apprennent qu’un diplomate suisse va le rencontrer. Il faut lui tirer les vers du nez! Dans un câble confidentiel du 11 mars, Kissinger écrit qu’il faut «contacter l’ambassade suisse pour solliciter des observations sur l’état de santé apparent de Tito». Rebelote le lendemain: «C’est le 1er contact connu de Tito avec quelqu’un d’autre qu’un officiel yougoslave depuis sa dernière apparition, en février.» Le 13 mars, câble en sens inverse. Le diplomate suisse a informé ses collègues américains. Tito a eu un coup de fatigue mais est «robuste et alerte». Il a blagué, le repas était «somptueux», il a bu un whisky et fumé un cigare. Le Suisse ne se trompe pas: Tito vivra encore 8 ans.

RICHARD NIXON

Le 9 mars 1974, les diplomates américains de Berne envoient un câble intitulé «conversation avec le président Brugger». Le conseiller fédéral Ernst Brugger est alors à la tête du pays tandis que les Etats-Unis sont dirigés par un Richard Nixon englué dans le scandale du Watergate. Mais les ennuis du président américain n’entachent pas la bonne humeur du Zurichois. «Il m’a dit espérer que les auditions liées au Watergate se termineraient bientôt», écrit le diplomate américain, «puis a ajouté, peut-être de manière facétieuse, que ce ne serait pas avant que 300 reporters perdent leur emploi»… Une blague qui signifie que Nixon est foutu sauf si on décapite la presse? Si c’est le cas, c’est bien vu: Nixon démissionne 5 mois plus tard. Brugger ajoute – ironique? – qu’il «espère que le président Nixon viendra en Suisse pour un week-end au calme».

SOLJENITSYNE

En pleine guerre froide, les Américains s’intéressent beaucoup au sort du célèbre dissident soviétique Alexander Soljenitsyne. Or celui qui a dénoncé les goulags et a finalement été expulsé d’URSS en février 1974 «va s’installer en Suisse», lit-on dans un câble de mars 1974. Qui précise que le russe entend y demander l’asile et que «le ministre de la Justice Furgler avait annoncé qu’une telle demande serait accordée aisément.» Soljenitsyne s’installe à Zurich, mais les Américains voudraient manifestement avoir chez eux ce pourfendeur du communisme. 2e câble en avril, qui demande le nom, l’adresse, et le téléphone de l’avocat zurichois de Soljenitsyne. 3e câble: ces informations sont transmises. La suite? Elle n’apparaît plus dans les câbles WikiLeaks touchant la Suisse. Mais l’auteur de l’«Archipel du Goulag» partira vivre aux Etats-Unis.

EMBARRASSANT 

Vatican et Rajiv Gandhi aussi Selon des documents révélés hier par WikiLeaks, le Vatican a minimisé les crimes du dictateur chilien Augusto Pinochet, les qualifiant de «propagande communiste». D’autre part, l’ancien premier ministre indien, Rajiv Gandhi pourrait avoir servi d’intermédiaire pour vendre à l’armée indienne l’avion de chasse suédois Viggen. Dans les années 1970, Rajiv Gandhi, qui était à l’époque pilote de ligne et n’avait pas encore fait son entrée en politique, était «le principal négociateur» pour Saab-Scania. Il avait été recruté pour son accès privilégié à sa mère, Indira Gandhi, alors premier ministre.
(Le Matin)
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