Ufologie & Paranormal

Bonjour,

Nous vous souhaitons un excellent surf sur les pages du forum. Le forum est en libre participation pour les non-inscrits. Une inscription donne néanmoins droit à nombreux avantages :

- Pas de pub
- Un pseudonyme réservé
- Un accès à l'ensemble des catégories
- La participation à la vie du forum
- Participation à nos concours
- Un outils précis pour organiser vos lectures, vos interventions.

Au plaisir de vous compter parmi nos prochains membres.

Le Staff.
Nouveau ! Le forum est en libre participation pour les non-inscrits.

  • Poster un nouveau sujet
  • Répondre au sujet

Les aventuriers du coelacanthe perdu

Partagez
avatar
Apollyôn
Equipe du Forum
Equipe du Forum

Nombre de messages : 7232

Les aventuriers du coelacanthe perdu

Message par Apollyôn le Ven 5 Avr - 16:50

PARIS (AFP) - "Fossile vivant", "dinosaure de la mer": le coelacanthe, gros poisson vieux de 365 millions d'années, est au coeur d'une ambitieuse expédition naturaliste qui va plonger dans les grands fonds de l'océan Indien, sur la côte orientale d'Afrique du Sud, en quête de l'énigmatique animal.

"Taxon Lazare" ("espèce ressuscitée" selon la terminologie scientifique), on le croyait définitivement rayé de la liste des organismes vivants depuis 70 millions d'années, réduit à l'état de fossile. Mais en 1938, coup de tonnerre chez les paléontologues! Un pêcheur sud-africain remonta dans ses filets un spécimen qui mesurait 1,30 m pour 60 kg.

"C'est comme si on avait découvert un dinosaure vivant. Le coelacanthe est considéré comme la plus grande découverte zoologique du XXe siècle", souligne le Muséum national d'histoire naturelle (MNHM), maître d'oeuvre scientifique de la mission. Baptisée "Gombessa" (nom local du coelacanthe), l'expédition va s'installer pendant un mois et demi, jusqu'au 15 mai, sur le rivage du parc naturel iSimangaliso, à la frontière du Mozambique.

Au-delà de son âge canonique, le coelacanthe constitue surtout une curiosité paléontologique avec son anatomie singulière et partiellement ossifiée, ses ébauches de membres sur quatre de ses nageoires, son embryon de poumon primitif et sa boîte crânienne étrangement articulée.

Car il porte en lui les traces du passage entre le poisson et les premiers vertébrés terrestres à quatre pattes, témoin de la sortie des eaux voici quelque 365 millions d'années.

Un témoin toutefois bien peu bavard qui laisse de nombreuses questions sans réponses.

"On ne connaît quasiment rien de la vie du coelacanthe, de son éthologie, alors que son anatomie a été passée au crible, que plusieurs spécimens ont été disséqués, passés au scanner, à l'IRM", explique à l'AFP Gaël Clément, paléontologue au MNHM et responsable scientifique de l'expédition Gombessa.

"On ignore sa longévité, l'état de sa population existante, ses déplacements, le rythme de sa reproduction et son temps de gestation. On ignore pour quelle raison il meurt en cas de capture, même replongé dans un écosystème proche du sien", énumère le jeune chercheur.

"Il y a un autre mystère. Très peu de juvéniles ou bébés coelacanthe ont été vus par des plongeurs. Existerait-il une nursery des coelacanthes, quelque part dans les grands fonds ?", s'interroge Gaël Clément.

C'est pour tenter d'élucider ces mystères que l'expédition a été montée, sous la houlette du plongeur et biologiste marin Laurent Ballesta, 38 ans, familier des périlleuses missions naturalistes en eaux profondes.

A une trentaine de reprises, pendant 45 jours, les plongeurs vont partir à la rencontre de l'antique poisson, dans les grottes et cavités où il s'abrite à quelque 120 m de profondeur.

"C'est la profondeur minimum où le contact entre l'animal et le plongeur est possible, explique Laurent Ballesta à l'AFP. Chargés de 85 kg de matériel, nous mettons 4 min à descendre. Nous restons une trentaine de minutes au fond en quête de l'animal, mais il nous faut cinq heures, de palier de décompression en palier de décompression, pour rejoindre la surface".

Clef de l'expédition, ces plongeurs sont les messagers des scientifiques de la surface. Et on leur a assigné des protocoles très précis: recueillir du mucus sur les écailles de l'animal par simple toucher avec l'équivalent d'un coton-tige, pour analyser son ADN et établir son génome, filmer ses déplacements au moyen de quatre caméras montées sur un grand compas articulé pour étudier le mouvement de ses nageoires, au rythme de 500 images/s, apposer sur le poisson des balises permettant de le suivre de jour comme de nuit (c'est un animal nocturne)...

"Rien de tout cela n'a été fait auparavant", précise Laurent Ballesta qui a déjà tutoyé le coelacanthe en 2010, lors d'une première mission de reconnaissance au large de l'iSimangaliso.

"A la deuxième grotte, je le vois ! Posté à l'entrée, toutes ses nageoires pédonculées en action, l'imposant coelacanthe est là, impassible, sur une autre planète, dans un autre temps... Il me regarde !", écrivait le plongeur après sa première rencontre avec le mythique poisson.

source : http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/sciences/20130405.AFP8856/les-aventuriers-du-coelacanthe-perdu.html

Le site officiel du projet Gombessa : http://www.coelacanthe-projet-gombessa.com/html/blog.html


___________________


À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.
  • Poster un nouveau sujet
  • Répondre au sujet

La date/heure actuelle est Ven 17 Aoû - 9:05