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40ème FESTIVAL DE LA BD D'ANGOULEME

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Macha
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40ème FESTIVAL DE LA BD D'ANGOULEME

Message par Macha le Dim 3 Fév - 19:36



Le Festival de la BD d'Angoulême est terminé.

"Le Point" a couronné Frederik Peeters, nouveau maître du neuvième art, pour "Aâma", sa superbe fresque d'anticipation. Il recevra son prix au festival Quai des bulles de Saint-Malo.




Par ROMAIN BRETHES

Sur une planète inconnue, un singe et un homme marchent seuls. En lisant son carnet de voyage, l'homme, amnésique, cherche à se souvenir des événements qui l'ont poussé à parcourir ces lieux désertiques. Bienvenue dans le monde énigmatique et fascinant d'"Aâma". Son auteur, Frederik Peeters, est le lauréat du prix de la BD du Point pour cette fresque superbe, qui est bien plus qu'un récit de science-fiction. Certes, on y trouve une biosphère remarquable d'inventivité, où les organismes connaissent d'étranges mutations, un singe-robot flegmatique qui protège les membres de l'expédition chargée de retrouver "Aâma", la substance à l'origine de ces transformations, et une petite fille dotée d'étranges pouvoirs.

Mais ce décorum n'est chez Peeters qu'un prétexte pour traiter de questions plus intimes, familiales ou amoureuses. La blessure profonde de Varloc, le protagoniste de cette expédition, est ainsi d'avoir été privé de sa femme et de sa fille pour avoir osé concevoir son enfant "de manière naturelle, sans pré-implants ni mise à niveau génétique". Le cauchemar orwellien n'est pas loin, et Peeters avait déjà abordé le motif de la maladie et de la différence dans le très beau Pilules bleues, récit autobiographique où il évoquait sa relation avec une jeune femme et son fils, tous deux séropositifs. Les grands aplats de couleur de cette bande dessinée, d'un classicisme et d'une élégance rares, peuvent rappeler E. P. Jacobs, l'auteur de Blake et Mortimer. Mais Peeters se fait surtout ici le digne héritier du regretté Moebius, dont la série L'Incal constituait encore, il y a peu, l'horizon indépassable en matière d'anticipation. C'était avant le phénomène "Aâma" et la naissance d'un nouveau maître du neuvième art.

Source : http://www.lepoint.fr/culture/aama-prix-de-la-bd-du-point-25-10-2012-1521015_3.php
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Macha
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Willem, un provo(cateur) couronné à Angoulême

Message par Macha le Dim 3 Fév - 19:43

Le Néerlandais livre un dessin quotidien pour "Libération" depuis plusieurs années. À lui seul, il est une anthologie de la contestation.




Le nouveau Grand Prix de la ville d'Angoulême, qui présidera la prochaine édition du Festival, est donc le Néerlandais francophone Willem. Ce choix, qui sera sans doute encore une fois longuement discuté et contesté, est le fruit d'une nouvelle désignation du Grand Prix décidée par la direction du Festival d'Angoulême. Alors qu'auparavant, c'était l'Académie des grands prix (Bilal, Schuiten, Tardi, Julliard, Bretécher, Cestac, Veyron, Zep...) qui cooptait un nouvel impétrant, le Festival a décidé d'ouvrir le vote à un panel d'artistes plus large. Ainsi, un bureau de vote a été installé à Angoulême où tout dessinateur accrédité au Festival pouvait voter pour l'auteur de son choix.

À l'issue de ce vote, une liste de cinq noms a été soumise à l'Académie des grands prix, qui a donc choisi le provo(cateur) Willem. Bien connu des lecteurs de Libération, pour qui il livre un dessin quotidien depuis plusieurs années, et considéré par certains dessinateurs de presse de plusieurs générations (Vuillemin, Jul...) comme le meilleur d'entre eux, Willem est une anthologie de la contestation à lui seul. Résidant en France depuis la fin des années 1960, il avait fait auparavant partie du fameux mouvement provo aux Pays-Bas, un mouvement contestataire d'inspiration écologique et vaguement anarchiste. Collaborateur de L'enragé de Siné en Mai 68, puis membre à part entière de Hara-Kiri puis de Charlie Hebdo, il devient rapidement le complice des Reiser, Cabu, Wolinski et consorts.

D'une timidité et d'une discrétion extrêmes, Willem n'est pourtant pas le moins radical et le moins politisé de la bande. Ses dessins, souvent très sobres, sont d'une expressivité extrême et redoutable, même si la bande dessinée n'est pas forcément son mode d'expression privilégiée, malgré des incursions réussies dans le genre comme Le feuilleton du siècle, exploration magistrale de l'histoire du XXe siècle. Son trait, qui se rapproche d'une ligne claire un peu pervertie ou distordue, est surtout une arme dévastatrice employée contre les hommes politiques ou les dictateurs de tout poil. À la manière d'un Patrick Rambaud, Willem a fait de Nicolas Sarkozy sa bête noire, avec un recueil de dessins qui lui fut tout spécialement consacré (Sarko l'increvable). Pendant certains festivals, il n'est pas rare de croiser le dessinateur devant des stands de petits éditeurs ou de talents inconnus, lui qui fut un rédacteur en chef de talent à Charlie Mensuel.

Blain et Lanzac consacrés pour "Quai d'Orsay 2"

Comme il est de tradition pour les éditions décennales du Festival, un Prix spécial a été décerné à Toriyama, l'auteur du manga Dragonball, il y a peu la bande dessinée la plus vendue dans le monde (325 millions d'exemplaires). Une manière aussi de calmer, semble-t-il, les tensions nées au sein de l'Académie des grands prix entre les anciens, encore réfractaires à accepter parmi eux des mangakas ou des auteurs de comics américains, et les modernes, partisans d'une ouverture résolue à l'internationalisation du Grand Prix, après son attribution symbolique à Art Spiegelman, l'auteur de Maus, il y a deux ans.

En ce qui concerne les albums récompensés, le Prix du meilleur album a été décerné à Quai d'Orsay 2, la bande dessinée de Christophe Blain et Abel Lanzac, satire consacrée à l'expérience de ce dernier dans le cabinet de Dominique de Villepin alors qu'il était ministre des Affaires étrangères (et qui sera l'objet d'une adaptation au cinéma par Bertrand Tavernier). Et Le Point confirme sa dimension de prescripteur, puisque Aâma, la bande dessinée de science-fiction du Suisse Frederik Peeters, qui avait reçu le Prix de la bande dessinée du Point lors du dernier Festival de Saint-Malo, a été récompensé à Angoulême du Prix de la meilleure série.


Source : http://www.lepoint.fr/culture/willem-un-provo-cateur-couronne-a-angouleme-03-02-2013-1623352_3.php
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