Ufologie & Paranormal

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Facebook : une addiction sans produit, examinée par un médecin de Limoges

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Apollyôn
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Facebook : une addiction sans produit, examinée par un médecin de Limoges

Message par Apollyôn le Dim 25 Nov - 13:16

L’étude réalisée à Limoges par le Dr Couderc dans le cadre de sa thèse de psychiatrie est une première. Elle met l’accent sur l’addiction aux réseaux sociaux.



Chaque époque a ses paradis artificiels. Pour être (en partie) virtuels, ceux du XXIe siècle n’en sont pas forcément moins toxiques. Ils témoignent en tout cas des malaises d’une société où la forme a pris le pas sur le fond. Et où la communication à tous crins a pris le pas sur le lien humain. La preuve ? On la découvre dans la thèse qu’un jeune psychiatre du centre hospitalier Esquirol a consacrée à Facebook.

« J’entendais sans cesse parler d’addictions aux réseaux sociaux, en particulier à Facebook, mais dans mes recherches j’ai pu constater qu’il n’existait encore aucune étude scientifique et chiffrée sur la question, explique le Dr Etienne Couderc. Juste des “on dit”. D’autre part, j’avais envie de travailler sur un sujet au long cours et pas forcément limité à une seule étude. C’est ce qui m’a poussé à choisir ce sujet dans l’air du temps. »

Après l’élaboration d’un questionnaire, 517 personnes ont été recrutées via..Facebook et des forums de discussion : « au départ, j’aurais aimé travailler avec des adolescents qui sont les grands utilisateurs des réseaux sociaux. C’était toutefois trop compliqué, dans la mesure où une autorisation parentale devenait nécessaire, explique le Dr Couderc. Nous avons donc travaillé avec des personnes majeures, mais essentiellement jeunes puisque la moyenne d’âge des répondants s’établissait autour de 26 ans. »

Le questionnaire du Dr Couderc s’intéressait à la socio-démographie des personnes acceptant de s’y prêter (âge, sexe, marié, enfants, etc) et à l’usage de Facebook (ancienneté sur le réseau, nombre d’amis, objectifs recherchés) : « le temps passé a son importance mais il n’est pas le critère de principal de l’addiction qui concerne finalement 4,5 % des personnes ayant répondu, explique le Dr Couderc. Néanmoins après un an d’étude, on constate que les “accros” restent en moyenne 191 minutes par jour sur les réseaux sociaux. Soit environ trois fois plus longtemps que les utilisateurs “normaux”. Et ils se connectent au moins onze fois dans la journée. Mais plus que le temps passé, ce sont les besoins impérieux de se connecter, le ressenti pénible des obligations quotidiennes – travail, tâches ménagères, administratives – qui empêchent de se connecter qui signent l’addiction. Même les activités qui pouvaient autrefois être une source de satisfaction sont délaissées. Au final, L’addict finit même par préférer ses amis sur le réseau à avoir de vraies relations avec ses proches. »

Le dépouillement des questionnaires montre que les utilisateurs “addicts” n’ont pas un profil sociodémographique particulier. En revanche, et c’était l’objet de la troisième partie du questionnaire, ils souffrent plus souvent de dépression : « 48 % des addicts à Facebook sont dépressifs, contre 9 % des utilisateurs classiques du réseau social, souligne le Dr Couderc. Ils souffrent également très souvent d’anxiété sociale, de difficultés dans la relation à l’autre, mais aussi d’un sentiment de solitude et d’incompréhension plus importants. »

Et alors qu’ils ont en moyenne deux fois plus d’amis que les autres – 175 contre 95 – les “addicts” ont, contre toute attente, un sentiment d’appartenance sociale diminuée : « difficile de dire si c’est la solitude qui engendre un repli vers les réseaux sociaux ou si c’est la fréquentation assidue des réseaux sociaux qui aggrave cette solitude, commente le Dr Couderc. Ce qui est certain, c’est que le sentiment de solitude n’est pas diminué par la fréquentation assidue de Facebook. »
source : http://www.leberry.fr/france-monde/actualites/societe/insolite/2012/11/24/facebook-une-addiction-sans-produit-examinee-par-un-medecin-de-limoges-1345811.html


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À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.

anoy
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Re: Facebook : une addiction sans produit, examinée par un médecin de Limoges

Message par anoy le Lun 26 Nov - 19:59

C'est semblable à l'envoi de sms "non stop" - 24/24..! On communique avec une personne à l'autre bout du pays ou du monde...et on ne parle pas à son voisin de palier!!!C'est ça la communication "moderne"!

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