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"On répète les erreurs de Fukushima": un géologue japonais en colère

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Apollyôn
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"On répète les erreurs de Fukushima": un géologue japonais en colère

Message par Apollyôn le Mar 13 Nov - 11:17

TOKYO (AFP) - "On répète les mêmes erreurs qu'à Fukushima". Le géologue Mitsuhisa Watanabe, un des experts consultés par l'Autorité de régulation nucléaire, ne comprend pas pourquoi on n'arrête pas immédiatement la seule centrale encore en activité au Japon, relancée malgré un doute sur sa sécurité.

Q: Selon vous, à quand remontent les plus récents mouvements de la faille géologique située sous la centrale d'Ohi (ou Oi)?

R: Elle a bougé il y a 120.000 ou 130.000 ans, elle peut donc géaologiquement être considérée comme active, présentant toujours un risque de déplacement. J'en suis certain. Les ingénieurs de la compagnie d'électricité qui gère le site, Kansai Electric Power, disent, eux, que les derniers mouvements remontent à plus de 200.000 ans. Peu importe de toute façon, puisqu'il faudrait que ce soit plus de 400.000 pour qu'on la juge inactive. Même avec des études répétées, je ne pense pas qu'on puisse dire avec certitude si une faille active va ou non bouger, mais si le doute existe on doit en tenir compte.

Q: Pour autant, l'Autorité de régulation n'a pas à ce jour demandé un arrêt des réacteurs, n'appliquant pas le principe de précaution faute de consensus?

R: Puisque les quatre experts consultés reconnaissent au moins la possibilité que la faille soit active, je ne comprends pas la position de l'instance de régulation. Elle devrait exiger l'arrêt des deux unités exploitées avant de lancer des investigations plus poussées et d'en tirer une conclusion définitive, et non l'inverse.

Je pense qu'un consensus est extrêmement difficile à trouver entre tous les experts, que le cas échéant cela prendrait énormément de temps, ce qui revient à prendre des risques pour la sécurité.

Q: Concrètement, quel est le danger à Ohi où le redémarrage a été autorisé sur la base de tests de résistance aux séismes et tsunami ?

R: En cas de mouvement de la faille, toutes les constructions aux alentours se cassent, je ne connais pas de contre-exemple ni au Japon et à l'étranger. Il existe donc à Ohi un risque de rupture des canalisations des systèmes de refroidissement de secours situés immédiatement au-dessus, ce qui serait gravissime. Si ces équipements étaient rompus, il arriverait la même chose qu'à Fukushima. Les tests de résistance aux catastrophes naturelles n'ont pas pris en compte ce danger. Relancer des centrales en sachant que le risque existe est stupide, cela signifie que l'on n'a rien retenu des leçons de Fukushima, que l'on répète les mêmes erreurs, et cela me met en colère".
AFP

TOKYO (AFP) - La faille située sous la seule centrale atomique en service au Japon est-elle active ? Des experts l'affirment, d'autres ne le nient pas. Le risque est reconnu mais pour autant le principe de précaution n'a pas prévalu à ce jour. Même après le drame de Fukushima.

Petit retour en arrière: en juin, le Premier ministre japonais autorise la compagnie Kansai Electric Power à relancer les tranches nucléaires 3 et 4 d'Ohi (ou Oi), ignorant les alertes de géologues selon lesquels la faille qui passe entre les couples de réacteurs 1-2 et 3-4, et sur laquelle sont installés des équipements de refroidissement de secours, est peut-être active.

Créée en septembre, la nouvelle Autorité de régulation nucléaire, sur le papier indépendante, a réuni quatre spécialistes pour se prononcer sur ce cas épineux. Un géologue est formel: elle est active. Un second est presque d'accord et les deux autres se gardent de dire qu'elle n'est pas active, exigeant des études plus approfondies.

Résultat: absence de conclusion... et de décision sur l'exploitation d'Ohi, en attendant d'autres examens, "au mépris de la sécurité", selon les opposants à l'énergie atomique.

L'Autorité de régulation souhaite en effet un consensus du panel d'experts pour trancher sur la pertinence de laisser ou non ce site tourner, ignorant de facto le doute et le danger potentiel.

D'aucuns se consoleront en soulignant que ce n'est pas nouveau, puisque cela fait un peu plus de 40 ans que ça dure.

A la jonction de quatre plaques tectoniques, l'archipel nippon est victime de 20% des séismes les plus violents recensés sur Terre et est traversé d'un nombre incommensurable de failles, dont certaines considérées comme actives, c'est-à-dire susceptibles de bouger, ne fût-ce qu'une ou deux fois tous les 100.000 ou 200.000 ans.

Lorsque dans les années 1950, par souci d'indépendance énergétique, ambition technologique, opportunisme politique et volonté de puissance économique et industrielle, l'Etat japonais décida de construire des centrales nucléaires, les emplacements potentiels étaient géographiquement limités et les compromis inévitables, y compris sur la sécurité.

Tous les sites sont ainsi en bord de mer, pour l'approvisionnement en eau du système de refroidissement, et certains sur des failles dont on a jugé qu'elles ne présentaient pas de danger.

Mises en garde

Las, depuis des années des experts mettent en garde, sans être nécessairement écoutés... jusqu'à un certain 11 mars 2011. Les dégâts du violent tremblement de terre de magnitude 9 qui a alors secoué l'archipel ont en effet prouvé la présence de failles actives insoupçonnées auparavant, et la nécessité d'enquêter davantage.

L'Agence de sûreté nucléaire, devenue en septembre l'Autorité de régulation nucléaire, a demandé de nouvelles investigations géologiques pour cinq centrales et un surrégénérateur expérimental (Monju), ainsi qu'un nouvel examen des documents pour trois autres.

Seulement neuf des dix-huit complexes nucléaires du Japon sont donc exempts de doutes. Pour autant, tous ont fonctionné pendant une ou plusieurs décennies (y compris lorsque fut reconnue l'existence de faille active à proximité), et la plupart pourraient être remis en service.

C'est par exemple le cas à Tsuruga (ouest), une installation près d'une faille active, appelée Urazoko, de 35 km de long, et avec une centaine de félures directement sous les deux réacteurs.

Quand le site est entré en exploitation en 1970, les autorités avaient nié la présence de cette faille.

Et même après ses toutes dernières études l'exploitant du site affirme toujours que "les intallations résisteront, y compris en cas de séisme dû à Urazoko" et que "les fêlures sous les centrales ne bougeront pas même en cas de mouvement de cette faille".

Comme toutes les autres centrales, hormis Ohi, le site de Tsuruga est actuellement stoppé et ne pourra être réactivé réacteur par réacteur qu'après accord des autorités à l'issue de tests de résistance rendus obligatoires après l'accident de Fukushima.

Or, selon le géologue Mitsuhisa Watanabe, ces "stress-tests" ne prennent pas en compte le cas d'écartement de la faille et "n'ont donc pas de sens".

"Plus que les tremblements, ce sont ces risques qu'il faut redouter", explique Shinji Toda, expert de la prévention des désastres naturels de l'Université de Kyoto.

Reste que l'hypothétique décision de restopper Ohi par précaution pour mener des études géologiques très poussées créerait un précédent interdisant sine die le redémarrage de plusieurs autres sites. D'où l'extrême prudence du régulateur pourtant censé ignorer les contingences politico-économiques et ne se prononcer que sur la sécurité.
AFP


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À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
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sergent garcia
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Re: "On répète les erreurs de Fukushima": un géologue japonais en colère

Message par sergent garcia le Mar 13 Nov - 11:36

"L'Autorité de régulation souhaite en effet un consensus du panel d'experts"

Le problème c'est que la Nature n'en a rien a faire du "consensus d'experts". En cas de nouveau séïsme le consensus ne protégera pas les populations d'une polution radiactive, il n'y pas de demie mesure dans ce genre de catastrophe....quant à l'Autorité de régulation et ses experts, ils auront foutu le camps, bien à l'abris. L'homme moderne devient de plus en plus schizofrène


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