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Looking for Richard

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Apollyôn
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Looking for Richard

Message par Apollyôn le Jeu 30 Aoû - 19:08

"Mon royaume pour un cheval". Ces quelques mots rendus célèbres par la pièce de Shakespeare qui porte son nom, Richard III les auraient prononcés avant de mourir. Aujourd'hui, une équipe d'archéologue affirme avoir retrouvé sa tombe.
Il est probablement l'un des rois d'Angleterre le plus honni de l'histoire. La pièce de William Shakespeare, a bien vite accolé à Richard III une réputation d'homme cruel, régicide et violent qui ne régna finalement que deux ans, de 1483 à 1485. Tué au cours de la bataille de Bosworth, qui mit fin à la guerre des Deux-Roses, c'est dans une chapelle de Leicester que le dernier roi Plantagenêt fût inhumé avec les égards dus à son rang. Seulement, le lieu de culte fût démoli au XVIème siècle, rendant la chapelle presque impossible à localiser. C'était sans compter sur la rigueur et la minutie d'un groupe d'historiens-archéologues qui affirment détenir une piste sérieuse quant à l'emplacement de la chapelle. Selon leurs calculs et les recherches effectuées, la sépulture de Richard III se trouverait… Sous un parking municipal. Un endroit bien incongru pour entamer des fouilles. Il en va ainsi des aléas de l'histoire. Il arrive parfois que certains trésors, que l'on croyait disparus pour toujours, refassent surface au moment où l'on s'y attend le moins. Ce fût le cas, il y a quelques semaines avec l'hypothétique découverte de la sépulture de la Joconde.

L'image qu'a laissée Richard III à la postérité n'a rien d'enviable. La pièce de théâtre que lui consacra William Shakespeare a largement contribué au saccage de l'image d'un monarque qui réalisa en l'espace de deux une véritable révolution sociale et culturelle dans le royaume. Le dernier roi Plantagenêt s'efforça en effet d'offrir le même traitement juridique aux riches et aux pauvres. Sous son règne, face à la loi, tous étaient égaux. Richard III encouragea également la diffusion du savoir en excluant les livres écrits ou imprimés des mesures protectionnistes. Mais son règne, gangréné par des complots de cours et surtout la guerre des Deux-Roses qui l'opposa à son cousin Henri Tudor, permirent d'alimenter le fantasme populaire d'un monarque mauvais et calculateur, usant sans complexe de techniques d'assassinat diverses et variées. Mais était-il finalement bien différent des rois de son temps ? La découverte de la tombe de Richard III à Leicester permettra peut-être aux historiens de réconcilier les Anglais avec ce roi mal-aimé.
source : http://www.melty.fr/la-tombe-de-richard-iii-decouverte-sous-un-parking-anglais-a127143.html


Ces derniers jours, la nouvelle a fait sensation en angleterre: Les archéologues seraient sur la piste de la tombe de Richard III.

Une étape vient d'être franchie: les chercheurs ont confirmé avoir trouvé le couvent Greyfriars où il est censé avoir été enterré. Il s'agit d'un lieu assez improbable: sous un parking de voitures à Leicester.
L'équipe à découvert un entrelac de fenêtre médiévale, des fragments de tuiles de plancher vitrées, une partie de ce qui pourrait être la promenade du cloitre de Greyfriars et un pan de mur.

Les chercheurs ont creusé deux tranchées de 30 mètres dans le parc à voitures du conseil municipal de Leicester qui est censé recouvrir le site de Greyfriars où Richard a été pris à l'issu de la bataille de Bosworth.

L'équipe pense que l'Église est le lieu le plus probable pour la sépulture d'un monarque; aussi, la prochaine étape sera de creuser une autre tranchée dans le but de localiser l'église elle-même.

Richard Buckley, co-directeur des Services Archéologiques de l'Université de Leicester , a déclaré: "Aujourd'hui, nous avons trouvé les Greyfriars et nous avons découvert des indices alléchants quant à l'emplacement de l'église. Elle est située à peu près à l'endroit que nous pouvions espérer.
Notre objectif est de creuser une tranchée en urgence pour voir si ces murs sont ceux de l'église. Si c'est le cas, nous pourrons localiser la zone où Richard III a pu être enterré."

Les chercheurs pensent que le roi Richard III a été enterré dans un couvent franciscain dans la région après avoir été tué par l'armée d'Henri Tudor au cours de la bataille de Bosworth en 1485.
Le couvent a été, cependant, renversé lors de la dissolution des monastères sous Henry VIII, et depuis, l'emplacement exact du site d'enfouissement a été l'un des grands mystères historiques de la Grande-Bretagne.

C'est après un examen attentif des anciennes cartes que les archéologues ont supposé que le site le plus probable pour l'église était le parking d'un bureau des services sociaux dans le centre de Leicester.

Richard fut roi d'Angleterre pendant deux ans, de 1483 jusqu'à la bataille de Bosworth. Sa mort à l'âge de 32 ans a marqué la fin de 30 ans de guerre civile, connue sous le nom de Guerre des deux-Roses, à la fin du moyen âge.
Elle a également marqué le début de la dynastie des Tudor et de la disparition des Plantagenets.

Ses vêtements et armures ont été enlevés et son corps nu trainé à cheval à Leicester, où le cadavre a été affiché en public pendant trois jours. Il a ensuite été enterré dans le monastère franciscain, connu sous le nom de Greyfriars. Mais, un peu plus de 50 ans plus tard, l'église fut détruite.

Selon la légende, le corps a été enlevé et jeté dans la rivière Soar, mais les historiens espèrent prouver le contraire et contester cette version des événements.



Les archéologues, de l'Université de Leicester, ainsi que les membres de la Société historique Richard III, espèrent trouver les restes ce qui aidera à changer la façon dont le monarque est considéré sur le plan historique.

Richard III est traditionnellement considéré comme un tyran qui a assassiné pour faire son chemin vers le trône, bossu et ayant un bras atrophié. De nombreux historiens affirment cependant qu'une image déformée du roi a été créée délibérément par les Tudors, l'exemple le plus notoire en est la pièce de Shakespeare à son sujet.

La Société historique Richard III a déclaré qu'elle espérait ces fouilles, qui devraient durer deux semaines, afin de mettre fin à «l'énorme dénigrement» de sa réputation.

Les archéologues vont commencer par creuser deux longues tranchées de l'autre côté du parking, dans l'espoir de trouver des restes de l'église et de restreindre la recherche.
Ils pourront également utiliser un géoradar pour trouver les meilleurs endroits pour creuser.

Richard Buckley a déclaré: «Nous ne savons pas exactement où le corps a pu être enterré, mais nous pensons qu'il pourrait être dans le chœur ou près de l'autel.Si des ossements sont découverts, ils seront analysés pour évaluer les traumatismes du squelette. Richard a été taillé en pièces après avoir été ceinturé et un récit historique suggère que le coup fatal était si fort que des fragments de son casque se sont incrustés dans son crâne.
Ils seront également soumis à une analyse ADN. Les restes seront comparés à l'ADN de Joy Ibsen, une descendante de la 16e génération de Anne d'York, la sœur de Richard III. Mme Ibsen est morte il y a quatre ans, âgée de 82 ans.
source : http://decouvertes-archeologiques.blogspot.fr/2012/09/angleterre-sur-la-piste-du-corps-du-roi.html


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Apollyôn
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Re: Looking for Richard

Message par Apollyôn le Jeu 13 Sep - 14:15

Le roi anglais Richard III était-il un tyran bossu, comme l'a décrit William Shakespeare dans sa pièce du même nom? Grâce à l'appui d'une famille canadienne, une université britannique pourrait bientôt résoudre l'un des plus grands mystères de l'Histoire.

Une équipe de l'Université de Leicester a annoncé mercredi procéder à l'analyse d'ossements découverts dans le secteur où le roi Richard III aurait été enterré.

Le squelette présente plusieurs déformations au niveau de la colonne vertébrale, suggérant que les os appartiennent bel et bien à celui que l'histoire populaire décrit comme le roi sanguinaire au dos voûté.

Afin de confirmer leur hypothèse, ils devront comparer les restes à l'ADN d'une famille canadienne dont l'ancêtre direct est Richard III.

Un des membres de cette famille, Jeff Ibsen, soutient que sa mère était une descendante directe d'Anne York, soeur aînée de Richard III. Les historiens britanniques ont découvert l'existence de ces descendants génétiques du mystérieux monarque il y a près de 10 ans.

« Nous ne pouvons affirmer que nous avons trouvé Richard III. Nous disons plutôt que la recherche entre dans une nouvelle phase. Notre attention passe des fouilles archéologiques à l'analyse en laboratoire. Nous sommes tous très excités », a dit le chef d'équipe Richard Taylor au quotidien britannique The Telegraph.

Richard III est mort au combat en 1485, lors de la bataille de Bosworth, qui a mis fin à la guerre des Deux Roses. Les historiens croient que son corps a été emmené jusqu'à Leicester, à 160 kilomètres au nord de Londres.
source : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/science/2012/09/13/001-richar-iii-ossements-adn-famille-canadienne.shtml


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Apollyôn
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Re: Looking for Richard

Message par Apollyôn le Dim 14 Oct - 13:47

L'ADN d'un menuisier, en principe descendant de Richard III mort en 1485, pourrait permettre d'identifier si le squelette découvert sous un parking de Leicester est bien celui du monarque. Les résultats seront connus à la fin de l'année.

Le thriller archéologique réveille des passions ancestrales au Royaume-Uni: on compte sur l'ADN d'un menuisier pour établir si le squelette déterré sous un parking municipal de Leicester appartient bien au très controversé Richard III, mort en l'an de grâce 1485.

Les résultats des examens - ADN, datation au carbone et autres analyses isotopiques - sont attendus d'ici à la fin de l'année. Quel que soit le verdict, force est de constater qu'un cadavre a été sorti du placard: les historiens s'empoignent à propos des méfaits réels ou supposés du dernier roi Plantagenêt. Et les supputations galopent quant à l'endroit approprié pour sa dernière sépulture.

L'unanimité se fait sur deux points. Le monarque a péri les armes à la main à la bataille de Bosworth Field, à proximité de Leicester, dans le centre de l'Angleterre. Son décès a eu pour mérite de mettre un terme à "la guerre des deux roses": rose blanche, symbole des York, contre rose rouge, emblème des Lancaster. Le reste relève de la controverse.

Selon divers écrits, le roi reposait dans la chapelle de moines franciscains, rasée au XVIe siècle. D'après la rumeur, sa dépouille aurait été jetée à la rivière Soar.

Armés de solides convictions, d'un plan moyenageux marquant l'emplacement de la chapelle, et d'une pelleteuse, des experts du département d'archéologie de l'université de Leicester attaquent le macadam d'un parking du centre-ville, fin août. Début septembre, ils découvrent le cadavre bien conservé d'un homme à la colonne vertébrale déformée. La pointe d'une flèche encore plantée à hauteur des vertèbres. Le crâne fendu par un objet tranchant.

"Les blessures s'apparentent aux coups mortels infligés sur un champ de bataille, compatibles avec ce que nous savons du destin de Richard", avance à l'AFP Jo Appleby, assistante en bio-archéologie humaine. On sait par ailleurs que le disparu était frappé de scoliose.

"On n'est pas sûr à 100% qu'il s'agisse bien du roi" temporise Richard Buckley, codirecteur du département archéologique. "C'est un candidat très sérieux, mais il convient d'attendre le résultats d'ADN" prélevé sur des dents et un fémur.

C'est ici qu'entre en scène Michael Ibsen. Le paisible menuisier londonien d'origine canadienne a appris en 2007, à 50 ans, qu'il descendait de la soeur de Richard III, Anne d'York.

Sa fierté se teinte d'embarras. "Franchement, on préfère être apparenté à quelqu'un de célèbre pour ses bienfaits, plutôt qu'à un meurtrier barbare, si l'on en croit Shakespeare," dit-il à l'AFP. Le dramaturge William Shakespeare a immortalisé Richard III sous les traits d'un tyran bossu ayant fait trucider deux neveux qui lui barraient l'accès au trône d'Angleterre.

Dix-sept génération plus tard, l'artisan-neveu trouve son sort plus enviable. A la BBC, il confie: "Au moins, quand je sors déjeuner à Archway (un quartier de Londres) personne n'essaye de me décapiter."

Le mystère "du roi du parking" fait les délices des tabloïdes. Et les 3500 adhérents de la société des amis de Richard III y voient l'occasion inespérée de réhabiliter leur héros, dénigré par "la propagande des Tudors" dont se serait inspirée Shakespeare.

"La vérité est plus forte que le mensonge", assure le duc de Gloucester, président de l'amicale qui conteste la thèse du double assassinat, juge que le monarque n'était ni plus ni moins violent que son époque, qu'il défendait les pauvres et la diffusion des écrits.

Professeur d'histoire médiévale à l'université de Winchester, Michael Hicks soupçonne les sociétaires de vouloir réécrire l'histoire "avec des vues extrêmes et romantiques". Le fait est que Richard sent toujours le soufre, 527 ans après sa mort.

Le "Times" croit savoir qu'Elizabeth II verrait d'un mauvais oeil l'éventuel transfert de sa dépouille en l'abbaye de Westminster, où reposent nombre de monarques. Et où figure depuis 1764 une plaque, présentant le dernier Plantagenêt comme un usurpateur aux mains souillées de sang.

Conscients du problème, les amis de Richard III s'accommoderaient d'une inhumation en la cathédrale de Leicester, si le roi du parking est celui qu'on croit.
source : http://www.lacote.ch/fr/monde/un-thriller-archeologique-sur-la-mort-de-richard-iii-passionne-l-angleterre-604-1049936


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Schattenjäger
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Le corps de Richard III retrouvé à Leicester ?

Message par Schattenjäger le Mar 16 Oct - 10:53

Le corps de Richard III retrouvé à Leicester ?



Le squelette déterré en septembre sous un parking municipal de Leicester appartient-il au très controversé Richard III, mort en l’an de grâce 1485 ? Pour résoudre cette énigme, les enquêteurs font appel à l’ADN d’un… menuisier.

Les résultats des examens – ADN, datation au carbone et autres analyses isotopiques – sont attendus d’ici à la fin de l’année. Quel que soit le verdict, force est de constater qu’un cadavre a été sorti du placard : les historiens s’empoignent à propos des méfaits réels ou supposés du dernier roi Plantagenêt. Et les supputations galopent quant à l’endroit approprié pour sa dernière sépulture.

L’unanimité se fait sur deux points. Le monarque a péri les armes à la main à la bataille de Bosworth Field, à proximité de Leicester (centre de l’Angleterre). Son décès a eu pour mérite de mettre un terme à « la guerre des deux roses » : rose blanche, symbole des York, contre rose rouge, emblème des Lancaster. Le reste relève de la controverse.

La suite - http://www.lalsace.fr/actualite/2012/10/15/le-corps-de-richard-iii-retrouve-a-leicester
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Apollyôn
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Re: Looking for Richard

Message par Apollyôn le Lun 4 Fév - 18:38

Le corps de Richard III identifié

Les analyses génétiques viennent de confirmer avec une quasi certitude que le corps retrouvé le 12 septembre dernier dans la ville de Leicester est bien celui du dernier des rois Plantagenêt, mort en 1485.



C’est une longue et palpitante enquête scientifique qui touche à sa fin. Une équipe de chercheurs de l’Université de Leicester, en Angleterre, vient d’annoncer les résultats très attendus d’un test génétique pratiqués sur un squelette exhumé le 12 septembre dernier. Les restes seraient ceux de Richard III, le souverain qui régna sur l’Angleterre entre 1483 et 1485.

Ces résultats viennent donc corroborer les premiers indices quant à l’identité de la dépouille. En effet, en analysant le squelette, les chercheurs ont décelé plusieurs éléments troublants. Tout d’abord, ce corps était celui d’un homme de faible constitution, souffrant d’une scoliose sévère. Le corps, enterré à la hâte, sans cercueil, porte des marques d’une mort violente : un coup important à l’arrière du crâne porté par une lame, ainsi que d’autres impacts sur les côtes et le pelvis. De plus, une pointe de flèche a été retrouvée entre les vertèbres du dos.



« L’analyse suggère que le corps a subi des blessures visant à humilier la dépouille, tout en laissant son visage intact afin qu’il demeure reconnaissable » détaille le docteur Jo Appleby, de l’école d’Archéologie et d’histoire Ancienne de Leicester, ayant participé à l’étude. « Nous savons que Richard III est mort à l’âge de 32 ans, et les textes racontent que son corps a été maltraité après la bataille. De plus, la description physique qui nous est parvenue par les documents et les textes correspond à celle de ce squelette » précise-t-il.

De plus, une datation du corps par le carbone 14 a révélé que le propriétaire de ces os avait vécu entre la seconde moitié du 15è siècle et le début du 16è. Des dates compatibles avec la mort de Richard III en 1485. Mais ces premiers éléments ne constituaient qu’un premier indice. Pour prouver formellement l’identité du squelette, il était impératif de la confirmer par l’ADN.

Mais là encore, la tâche était délicate puisque l’ADN est une molécule fragile qui se dégrade rapidement. Il n’était donc pas évident d’en retrouver sur un squelette vieux de plus de 5 siècles. Aussi, pour maximiser ses chances d’en découvrir, l’équipe a travaillé non pas sur l’ADN du noyau des cellules, mais sur celui des mitochondries. Des organites contenus à l’intérieur de la cellule, et ayant pour fonction de fournir à celle-ci l’énergie nécessaire à son fonctionnement.

En effet, les mitochondries disposent de leur propre ADN. Et l’analyse de ce patrimoine génétique présente un double avantage. Le premier est qu’il y a plusieurs centaines de mitochondries dans chaque cellule. "Il y environ 1500 molécules d'ADN mitochondrial pour une molécule d'ADN nucléaire" chiffre Patricia Balaresque du laboratoire d'anthropologie moléculaire de l'Université Paul Sabatier à Toulouse. De ce fait, les scientifiques ont donc plus de chances de retrouver des portions d’ADN lisibles dans les mitochondries plutôt que dans le noyau des cellules.

L’autre avantage est que, contrairement à l’ADN du noyau, le patrimoine génétique des mitochondries se transmet exclusivement de la mère à l’enfant sans aucun brassage génétique au fil des générations. Car les mitochondries contenues dans les spermatozoïdes sont détruites lors du processus de fertilisation avec l’ovule. Ce qui fait de cet ADN mitochondrial un marqueur précieux pour étudier les lignées maternelles.

Une fois cet ADN extrait du squelette, restait alors à le comparer à quelque chose. En effet, l’Analyse ADN n’est pertinente que si l’on a un descendant de Richard III à qui confronter le génome de la dépouille. L’Université s’est donc plongée dans la généalogie du roi défunt. Ce travail exploratoire, conduit par le professeur Kevin Schürer, de l’Université de Leicester, a permis de découvrir deux descendants de la sœur de Richard III, Anne de York.



Un premier test a permis de vérifier la parenté génétique de ces deux descendants. « L’analyse a montré que ces deux individus partageaient la même séquence relativement rare d’ADN mitochondrial » explique le Docteur Turi King, la généticienne de l’Université. Ensuite, leur ADN a été comparé avec celui du squelette. « Nous avons découvert avec une grande joie qu’il y avait une correspondance entre l’ADN maternel des descendants de la famille de Richard III et celui du squelette récemment exhumé » précise le généticien, avant de conclure : « L’analyse archéologique et ostéologique, combinée avec l’étude généalogique et les tests ADN constituent un dossier solide et convainquant sur le fait qu’il s’agit bien des restes de Richard III »

D’autres tests génétiques, sur le chromosome Y avec des descendants de la lignée mâle cette fois, sont toutefois en cours pour confirmer l’identité (déjà bien étayée) du corps. Elles devraient prendre encore plusieurs mois.

Cette quête de la tombe de Richard III avait commencé au début de l’année 2011, à l’initiative de la Richard III society, une association créée en 1924, et s’étant donné pour mission de réhabiliter la mémoire de ce souverain, dépeint comme un personnage monstrueux, ivre de pouvoir et sanguinaire par le dramaturge Shakespeare.

Richard III est mort le 22 aout 1485, lors de la bataille de Bosworth, qui mit un terme à la guerre des Deux-Roses et au règne de la famille Plantagenêt sur l'Angleterre. A l’issue du combat, le corps du roi, exhibé à la population pendant quelques jours a été ensuite enterré sans grande pompe au monastère franciscain de Greyfriars. Un bâtiment rasé un demi siècle plus tard, et dont l’emplacement n’était pas certain.



L’une des toutes premières étapes de cette enquête fut donc de découvrir son emplacement en étudiant des plans et des documents anciens. Une fois repérées des zones d’intérêt, un radar à pénétration de sol (habituellement utilisé pour repérer la présence de canalisations avant des travaux de terrassement) a permis de circonscrire les lieux de fouilles. C’est ainsi que le 12 septembre dernier a été repéré la tombe contenant le squelette, sous un parking de la ville de Leicester.

source : http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/archeo-paleo/20130204.OBS7681/le-corps-de-richard-iii-identifie.html


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Re: Looking for Richard

Message par Apollyôn le Mar 30 Juil - 12:10

Un mystérieux cercueil gigogne sur le site où reposait Richard III

Des archéologues britanniques ont découvert un double cercueil, dans le sous-sol d'un parking de Leicester.


Des archéologues britanniques ont découvert un mystérieux cercueil à l'intérieur d'un autre cercueil, dans le sous-sol d'un parking de Leicester où avaient déjà été retrouvés voici quelques mois les restes du roi Richard III, mort en 1485 à la bataille de Bosworth. University of Leicester.

C'est un lieu de fouille qui commence à ressembler à une caverne d'Ali Baba. L'équipe d'archéologues britanniques qui avait découvert le corps de Richard III début février 2013 a poursuivi ses investigations. Dans ce sous-sol d'un parking de la ville de Leicester, où se dressait autrefois l'ancienne église de la communauté franciscaine Grey Friars, l'équipe a fait une étrange découverte.

Un cercueil en pierre, intact, à l'intérieur duquel se trouvait un autre cercueil, en plomb celui-ci.


L'équipe d'archéologues de l'Université de Leicester soulève le couvercle du premier cercueil en pierre. Il a fallu huit personnes pour soulever le dalle en pierre recouvrant le plus grand cercueil, qui mesure plus de deux mètres de long pour 60 cm de large à une extrémité, 30 cm à l'autre. Crédit University of Leicester.

"Pour moi, c'était aussi excitant que de retrouver Richard III. Nous ne savons toujours pas qui est inhumé dans ce cercueil (...)", a expliqué Mathew Morris, directeur du site au sein des services archéologiques de l'université de Leicester.

Des analyses vont être effectuées en laboratoire sur le cercueil en plomb retrouvé à l'intérieur. Les archéologues pensent qu'il pourrait renfermer les restes d'un des fondateurs du monastère ou ceux d'un moine.
source : http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/archeo-paleo/20130730.OBS1460/un-mysterieux-cercueil-gigogne-sur-le-site-ou-reposait-richard-iii.html

Des archéologues britanniques ont découvert un mystérieux cercueil à l'intérieur d'un autre cercueil, dans le sous-sol d'un parking de Leicester où avaient déjà été retrouvés voilà quelques mois les restes du roi Richard III, mort en 1485 à la bataille de Bosworth.
Une équipe est retournée sur le site de l'ancienne église de la communauté franciscaine Grey Friars au début du mois pour y poursuivre ses fouilles, et elle a alors retrouvé un cercueil en pierre, intact, à l'intérieur duquel se trouvait un autre cercueil, en plomb celui-ci.

C'est la même équipe d'archéologues universitaires qui avait découvert le squelette du roi Richard III dans les vestiges de l'église, aujourd'hui située sous le bâtiment des services sociaux de la ville de Leicester.

"Pour moi, c'était aussi excitant que de retrouver Richard III. Nous ne savons toujours pas qui est inhumé dans ce cercueil", a expliqué Matthew Morris, directeur du site au sein des services archéologiques de l'université de Leicester.

Soulever la dalle en pierre recouvrant le plus grand cercueil, qui mesure plus de deux mètres de long pour 60 cm de large à une extrémité, 30 cm à l'autre, aura nécessité le concours de huit personnes, indique l'université.

Des analyses vont être effectuées en laboratoire sur le cercueil en plomb retrouvé à l'intérieur. Les archéologues pensent qu'il pourrait renfermer les restes d'un des fondateurs du monastère ou ceux d'un moine.

source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/07/30/royaume-uni-mysterieux-double-cercueil-sur-le-site-ou-reposait-richard-iii_3455148_3214.html


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