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Sépulture collective au Templo Mayor

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Apollyôn
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Sépulture collective au Templo Mayor

Message par Apollyôn le Sam 11 Aoû - 14:46

Un des avantages à visiter des chantiers est de disposer d'informations qui ne sont pas encore publiées ou seulement commentées entre les spécialistes concernés. En juillet dernier, j'ai eu l'occasion, comme pratiquement chaque année, de faire un petit sur le terrain de jeu pour archéologues qu'est le Grand Temple de Mexico-Tenochtitlan. Je ne suis pas le premier ni le dernier à le faire. Parfois on peut ainsi bénéficier des précisions importantes apportées par les archéologues eux-mêmes.

Depuis l'année dernière la place Manuel Gamio abritera très prochainement un nouvel accès à la zone archéologique et au musée du site. C'est dans ce contexte qu'il y a quelques mois le PAU (Proyecto de Arqueología Mexicana) dirigé par Raúl Barrera Rodríguez avait mis au jour une structure arrondie (un des cinq cuauhxicalco) et une série de vingt et une pierre sculptées et incrustées dans un pavement datée de la phase V du centre cérémoniel.

Les fouilles de sauvetage se poursuivent au rythme de la construction de l’accès, qui ne peut-être que temporairement stoppé. Il y a quelques semaines, Rocio Morales et Perla Ruiz ont mis au jour un enterrement unique en son genre. Il s'agit de restes osseux d'une femme couché sur le côté. Comment sait-on qu'il s'agit d'une femme ? Les médecins légaux le déterminent par la forme de son crâne et de son pelvis. La nouveauté prend la forme de 1789 autres ossements humains disposés autour de cette femme.



Parmi eux trois crânes d'enfants et sept autres d'adultes donnent une première idée du nombre d'accompagnateurs de la défunte. Certaines vertèbres et fragments de sternums semblent présenter des traces de découpe. Cet ossuaire a été retrouvé à cinq mètres sous le niveau actuel du sol, sous des pierres de pavement appartenant à la Phase V du Templo Mayor, soit entre 1481 et 1486 de notre ère. Ses dimensions sont cependant très restreintes : 1,9 m de long sur 65 cm de large. Cependant les archéologues n'excluent pas que ces ossements aient été exhumés ailleurs avant d'être déposés autour de cette femme : fémurs et côtes étaient groupés en petits tas. Tous seront soumis à des analyses ostéologiques pour déterminer le nombre, le sexe, l'âge, les pathologies et les activités des individus présents dans cette offrande.



A quelques 35 cm à gauche du corps de la jeune femme, les fouilleurs ont retrouvé une petite structure large d'1,6 m de diamètre, stuquée et vide en son centre. Là reposait le tronc de chêne dont une première datation par le contexte remonte ver 1460 à 1469 de notre ère, soit la Phase IV de construction du Templo Mayor. Cet édicule est situé juste en face du cuauhxicalli que nous mentionnions plus haut et qui reprend différents éléments de la geste de Huitzilopochtli. Pour Barrera, il ne fait aucun doute que cet arbre fait référence à son parent mythique : dans les mythes mexica de création, quatre arbres soutenaient la voûte céleste et régulaient les flux d'énergie entre terre et ciel. Le tronc découvert mesure 2,20 m de long pour 40 cm de large. Autre détail intéressant, il est fendu en deux, ce qui pourrait faire référence à un autre mythe mésoaméricain très répandu : la rupture de l'arbre de Tamoanchan, l'arbre du paradis originel. L'archéologue Edgar Nebot García poursuit ses travaux pour déterminer la relation entre cet édicule et celui de Huitzilopochtli. Pendant ce temps, le tronc en bon état est soumis à un traitement de conservation afin d'éviter sa destruction par les insectes.

source : http://mexiqueancien.blogspot.fr/2012/08/un-contexte-funeraire-inedit-decouvert.html


Des archéologues mexicains ont découvert une sépulture humaine unique dans laquelle le squelette d'une jeune femme est entourée par des piles d'ossements humains dans le Templo Mayor de Mexico.
Il s'agit d'une sépulture trouvée près de ce qui a pu être un "arbre sacré" à l'un des coins de la place du Templo Mayor à Mexico.

Les chercheurs ont découvert la sépulture à environ cinq mètres sous terre, à côté des vestiges de ce qui peut avoir été un «arbre sacré» sur l'un des bords de l'esplanade du Templo Mayor, le site le plus sacré de la capitale aztèque.

L'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH) a précisé que cette découverte était la première du genre, sachant que les Aztèques ne sont pas connus pour faire des sacrifices de masse ou pour faire des ré-inhumations d'ossements accompagnant l'enterrement d'un membre de la classe dirigeante.

L'archéologue Susan Gillespie de l'Université de Floride et non impliquée dans le projet, a décrit cette découverte comme étant "sans précédent pour la culture aztèque." Elle a déclaré que lorsque les Mayas enterraient les victimes de sacrifice dans des sépultures royales, les corps étaient d'ordinaire entiers, et non un mélange de différents types d'os comme dans le cas présent.

Et, sauf circonstances particulières, les Aztèques, à la différence d'autres cultures pré-hispaniques, incinéraient habituellement les membres de l'élite au cours de leur règne de 1325 jusqu'à la conquête espagnole en 1521. "Bien que des corps de victimes sacrificielles aient été trouvés dans des tombes de personnes de l'élite en Méso-Amérique remontant au moins à la période préclassique, les dépôts funéraires des élites aztèques n'ont été que rarement rencontrés," ajoute Gillespie.

L'institut a déclaré que certains des os montraient des traces de coupes au niveau du sternum ou des vertèbres, des endroits où une extraction rituelle du cœur pourrait laisser une marque.
cependant, il ne semble pas probable que ces morts aient été sacrifiés sur place pour accompagner la sépulture parce que leurs os ont été retrouvés séparés.

Les chercheurs ont découvert les crânes de sept adultes et trois enfants dans une pile, les os longs comme le fémur dans un autre groupe, et les côtes dans un autre.

D'après l'Anthropologue physique Perla Ruiz, qui était en charge de la fouille, cela pourrai suggérer que les os ont été exhumés de sépultures antérieures et inhumés avec la femme.
Alors que certaines cultures pré-hispaniques déterraient les ossements dans le cadre du culte des ancêtres, il n'était pas certain que les Aztèques étaient adeptes de cette pratique.
La tombe remonte entre 1481 à 1486, et se trouve sur la «scène» des bâtiments du temple.
Le Templo Mayor, à l'instar de nombreux sites, a été reconstruit par des générations successives, à chaque fois au-dessus des anciennes constructions.

Une autre constatation inhabituelle concerne «l'arbre sacré», en fait le tronc d'un chêne abattu trouvé "planté" sur une petite plate-forme ronde à côté de la sépulture et près de ce qui devait être le bord du complexe du temple.

Il a peut-être une vingtaine d'années de plus que la sépulture.
Les Aztèques, comme les autres cultures pré-hispaniques, vénéraient les arbres, estimant qu'ils avaient une importance spirituelle.

Raul Barrera, archéologue à l'Institut, pense qu'il pourrait être lié aux quatre arbres sacrés des Aztèques qui, croyaient-ils, tenaient le ciel.

Cependant, Gillespie a fait remarquer qu'il pouvait aussi s'agir d'un arbre ou d'un tronc amené sur le site pour une cérémonie annuelle: "il semble avoir été placé là pour un laps de temps, peut-être pour une cérémonie spéciale ou pour créer une vision particulière d'un paysage sacré, mais ensuite abandonné car les utilisations de cet espace sacré limité ont changé au fil du temps".
Barrera a précisé que le tronc de l'arbre semble avoir été fendu, peut-être intentionnellement.
source : http://decouvertes-archeologiques.blogspot.fr/2012/09/decouverte-unique-dune-sepulture.html


___________________


À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.
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