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Gnezdovo: sur les traces des Vikings

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Apollyôn
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Gnezdovo: sur les traces des Vikings

Message par Apollyôn le Lun 30 Juil - 19:30

Indiana Jones affirme que l'archéologie, ce sont des poursuites et des aventures, mais en réalité c'est un travail de fouilles dans la boue. Evidemment, il y a également l'esprit de camaraderie, la nudité partielle et, comme dans le cas du chantier de Gnezdovo, dans la région de Smolensk, le plus grand cimetière de Vikings du monde.
"Ma vie tout entière ne nous suffira pas pour terminer les fouilles ici", déclare Tamara Pouchkina, responsable de l'expédition archéologique à Gnezdovo, dont le site est susceptible de faire partie du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Les fouilles de Gnezdovo durent depuis 1949, mais plusieurs générations pourraient être nécessaires afin d'extraire les outils en métal, les perles, les éclats de céramique sur un immense territoire de 20 hectares et parmi plus de 4.000 tumuli.
Cependant, les "pilleurs de tombes" et les constructions illégales pourraient accélérer ce processus en détruisant des secteurs destinés aux fouilles avant que les archéologues, qui ont des problèmes de financement n'y parviennent, ont fait remarquer les dirigeants de l'expédition.

Nul n'aurait eu l'idée de chercher des Normands sur les rives du Dniepr, à 60 kilomètres à l'est de la frontière avec la Biélorussie et à 400 kilomètres à l'ouest de Moscou.
Cependant, au Moyen Âge, une route commerciale importante passait par ici en reliant la Scandinavie et Byzance.
Les Normands, il s'agissait principalement des Suédois, car les Danois et les Norvégiens étaient occupés à piller les villages de l'Europe occidentale, se sont installés ici au Xe début XIe siècles, en se mélangeant avec les Slaves qui ont migré ici d'Europe centrale et les Baltes – la population autochtone de cette région.
Gnezdovo était une grande colonie urbaine avec une population de 800-1000 habitants en période de prospérité, comparable aux centres de civilisation moyenâgeuse tels que Birka en Suède et Hedeby (Danemark), affirme Tamara Pouchkina.
On ignore exactement pourquoi cette colonie a cessé d'exister. Il existe diverses théories à ce sujet, à commencer par la guerre et en finissant par le changement de direction des flux d'argent en Eurasie, mais un millénaire plus tard il reste de nombreuses preuves matérielles qu'il faudra encore découvrir.

Ce paradis archéologique ressemble à un simple champ avec de nombreux tertres à peine visibles dispersés un peu partout. Jusqu'au moment où vous comprenez que chaque tertre est un tumulus de l'époque viking.
"Depuis le début des fouilles amateurs à la fin du XIXe siècle seulement 1.200 tumuli ont été étudiés", déclare Mme Pouchkina. "Sans compter, bien sûr, les fouilles illégales."
Les fouilles ont lieu sur plusieurs sites, chacun d'une dizaine de mètres carrés, parfois de plusieurs mètres de profondeur.
Des gens à moitié nus rampent sur une pente une truelle à la main en mettant minutieusement la terre dans des récipients, et d'autres, armés d'une règle de nivellement et de papier quadrillé, prennent des notes.
En général, les archéologues trouvent des morceaux de céramique et de métal. Cette saison, les trouvailles les plus importantes étaient un couteau rouillé de la taille de la paume d'une main et une minuscule tête en métal du dieu païen Odin, ainsi que le fragment d'une pince cosmétique pour l'épilation des sourcils ou des poils de barbe.
A cet endroit, on a également découvert une pièce de monnaie arabe en argent, un dirham, l'une des millions qui ont atterri dans cette région et ont servi à acheter son miel, son chanvre et ses esclaves, qui étaient vendus pour les régions méridionales (dans le milieu scientifique il existe un consensus concernant l'inopportunité économique de l'esclavage sous le climat septentrional). Dans le plus grand lot découvert pour l'instant à Gnezdovo se trouvaient 72 pièces de monnaies, et le meilleur résultat des cinq dernières années, ce sont 5 pièces, mais ici on se réjouit également d'un tel résultat.
"Une jeune femme avec une voix très forte a trouvé une pièce de monnaie", raconte Mme Pouchkina. "Soudainement, elle s'est n'a rien dit, et en murmurant dramatiquement et avec les mains tremblantes elle m'a confié: "Tamara, je crois que j'ai trouvé un trésor!".
"On crée une base de données qui servent à écrire des articles et des thèses de recherches scientifiques. De cette manière, les découvertes trouvent leur utilité", déclare Tamara Pouchkina.

Ce sont principalement des étudiants de la faculté d'histoire de l'université Lomonossov de Moscou qui travaillent sur chantiers de fouilles et qui suivent un stage pratique obligatoire dans six expéditions archéologiques sur le territoire de l'ex-Union soviétique.
Hormis les étudiants, des volontaires et des anciens stagiaires travaillent également ici. Après avoir été ici une fois, ils reviennent chaque année à Gnezdovo pour pouvoir s'asseoir dans les trous creusés, porter des récipients avec de la terre et goûter au plaisir de la vie.
"C'est un immense sentiment de camaraderie", déclare Petr Radzikhovski, volontaire spécialisé dans l'histoire contemporaine, venu passer le mois de juillet à Gnezdovo. "C'est une sensation unique".
C'est un cocktail enivrant d'histoire, d'enthousiasme et de romantisme de jeunesse, qui sont évidemment fleurissants là où les jeunes gens travaillent sous un soleil radieux dans des vêtements "adaptés", c'est-à-dire torse nu pour les hommes et short-bikini pour les femmes. Certaines aventures qui commencent par le contact des mains au-dessus d'un récipient de terre se sont terminées par des larmes, mais d'autres se retrouvent avec la bague au doigt. Et les amis qu'on se fait à Gnezdovo sont pour toute la vie.
Le travail commence par les tâches les plus simples: le correspondant de RIA Novosti qui a proposé son aide a été chargé de prendre une pelle pour aider une jeune femme à transporter un amas de terre d'un endroit à un autre.
C'est un travail laborieux, mais son résultat (un mur renforcé sur le site de fouilles) apporte une grande satisfaction. Et ceux qui cherchent un travail plus sérieux auront bientôt la possibilité de faires les fouilles armés d'une truelle.

Les volontaires payent entre 5 et 10 dollars par jour pour leur participation aux fouilles, mais cela ne les arrête pas. L'expédition s'efforce de leur fournir de la nourriture et un toit, mais il est extrêmement difficile de le faire en raison des problèmes bureaucratiques et du maigre budget.
Cette année, le budget de l'expédition s'élève à 300.000 roubles (environ 7.500 euros), dont la majeure partie est prise en charge par l'Etat, explique Mme Pouchkina.
Cet argent devrait suffire pour nourrir quelques dizaines de personnes pendant un mois et de leur fournir un bus déglingué pour les transporter jusqu'au site des fouilles et faire le retour chaque jour, leur assurer une nuit dans un camp de vacances de l'époque soviétique munis d'instructions pour lire les cartes topographiques et, aussi paradoxal que cela puisse paraître, d'un drapeau de la Confédération, et de poursuivre les fouilles.
Les dirigeants de l'expédition reçoivent également un salaire modeste, mais l'Etat estime juste de prélever 30% de cette somme sous la forme d'impôts sur le revenu, au lieu des 13% conventionnels. Ceci est dû aux particularités fiscales de la recherche scientifique.
"C'est tout de même mieux que dix ans auparavant", déclare Mme Pouchkina. "Nous devions renoncer à la coopération internationale parce qu'on avait honte de nos conditions de vie."
Aujourd'hui, les étudiants de Scandinavie nous rejoignent chaque année. Le drapeau suédois flotte même au milieu du champ de Smolensk sur l'un des sites des fouilles. Ce drapeau nous a été offert par des amis, et les archéologues le laissent en place en dépit des protestations des habitants locaux.

Il n'y a plus de Normands à Gnezdovo, mais la vie continue à cet endroit. Aujourd'hui, c'est le nom d'un village situé tout près du site du chantier de fouilles archéologiques. Les habitants locaux cultivent des pommes de terre et des betteraves là où dans le passé se trouvaient les forges et les échoppes commerciales.
Les recherches archéologiques coûtent de l'argent, et des amendes sont infligées en cas de non respect des lois. Les villageois financièrement limités doivent constamment comparer ces deux sommes avant de prendre une décision.
Les propriétaires privés sont généralement respectueux du patrimoine historique et invitent les archéologues à faire des fouilles avant d'agrandir leur maison ou de construire un sauna sur leur terrain, explique Mme Pouchkina.
Les sommes varient entre 30.000 et 80.000 roubles (entre 750 et 2.000 euros), mais l'expédition fournit toujours des remises afin d'exclure le risque de destruction illégale d'objets d'une valeur inestimable, déclare Tamara Pouchkina.
Toutefois, les autorités ont bien moins conscience de la nécessité des recherches archéologiques en réalisant des travaux de pose des canalisations et d'adduction d'eau et de raccordement au gaz et à l'électricité, poursuit-elle.
De plus, les riches propriétaires des terrains aux abords du site de fouilles archéologiques revendiquent ces terrains, déclare Andreï Korolev, employé du musée de Gnezdovo, dont la mise en place a commencé récemment.
Ils vivent derrière une clôture de 4m de haut, ce ne sont donc pas de simples vacanciers.
"Nous n'avons pas l'intention de céder, mais ce combat sera difficile", affirme Andreï Korolev.
Les "pilleurs de tombes", qui volent les objets des monuments historiques dans le but de les revendre aux collectionneurs illégaux, posent également problème, fait remarquer Tamara Pouchkina.
Le vol des objets historiques est puni par la loi, mais le voleur doit être pris en flagrant délit pour être condamné. Dans la majorité des cas ils écopent d'une amende pas très élevée et leur détecteurs de métaux sont confisqués, sachant qu'il est possible d'en acquérir un pour seulement 150 euros.
"Plusieurs procès ont eu lieu à Novgorod, ce qui a légèrement amélioré la situation", déclare Mme Pouchkina, en voulant parler d'un autre site archéologique qui attire les chasseurs d'objets historiques. "Mais nous ne sommes confrontés à rien de ce genre par ici."

La situation pourrait s'améliorer si le musée de Gnezdovo était inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, estime Andreï Korolev.
Cependant, jusqu'à présent, les représentants de l'Onu n'ont montré aucun intérêt pour reconnaître un simple site russe en tant que patrimoine mondial.
"Nous leur avons écrit, mais ils ont répondu qu'on devait faire quelque chose avant", explique-t-il.
Dans les endroits similaires de fouilles archéologiques en Scandinavie, telles qu'à proximité d'Uppsala où sont inhumés les rois suédois païens, on ouvre des musées et des itinéraires touristiques. Cependant, le musée de Gnezdovo n'est qu'au stade initial de sa création.
Les organisateurs du musée doivent surmonter de nombreux obstacles bureaucratiques afin de terminer le travail avant la fin de 2013, lorsque Smolensk fêtera son 1150e anniversaire, et à cette occasion la région recevra une importante subvention fédérale, dont le délai expire avant 2014.
Même la construction d'un passage piéton au-dessus de la voie ferroviaire passant par Gnezdovo, ce qui ne représente que quelques marches métalliques de chaque côté, nécessité l'approbation personnelle du président de la Compagnie des chemins de fer russes, Vladimir Iakounine, déclare Andreï Korolev.
La construction du musée sera une tâche extrêmement difficile, affirme Andreï Korolev. Mais il a un caractère de battant et il est plein de détermination pour mener l'affaire jusqu'au bout. Il faut croire qu'il a subi l'influence des Vikings.
"Il nous faut simplement faire bouger la situation du point mort", déclare Andreï Korolev. "Et notre musée sera comme ceux en Europe, mais en plus grand."
source : http://fr.ria.ru/reportage/20120730/195516645.html

Vous pouvez également lire ceci sur la découverte d'un cimetière viking en Pologne.


___________________


À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.
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