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Une villa romaine à Noyal-Châtillon-sur-Seiche

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Apollyôn
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Une villa romaine à Noyal-Châtillon-sur-Seiche

Message par Apollyôn le Ven 27 Juil - 20:45

Depuis le mois de mars, l'Insitut national de rechercherches archéologiques préventives fouillent un terrain qui deviendra bientôt un lotissement. Il y a 30 ans, sur un terrain voisin, un archéologue indépendant, Alain Provost, avait déjà mis en évidence l'aile est d'une grande villa gallo-romaine. Aujourd'hui, c'est l'aile ouest qui révèle peu à peu ses secrets. Il semblerait d'ailleurs que la villa soit bien plus grande que ce qu'Alain Provost supposait. Les archéologues de 2012 ont également découvert trois ensembles blanéaires en usage du 1er au 4ème siècle de notre ère.
On retrouve des traces d'occupation du terrain à la fin du 1er siècle avant notre ère mais la construction en dur date elle du 1er siècle de notre ère.




Une baignoire découverte par l'INRAP lors de fouilles d'une villa gallo-romaine à Noyal-Châtillon-sur-Seiche. Elle faisait partie des Thermes.


Une pelle en alliage cuivreux et un plat en argent (très rare) découverts lors de fouilles.


Un dodécaèdre, une pince à épiler et une bague découverts dans les ruines.
source : http://bretagne.france3.fr/2012/07/27/archeologie-decouvertes-remarquables-pres-de-rennes-60513.html

Une dizaine d’archéologues fouille actuellement les vestiges d’une villa gallo-romaine, découverts à Noyal-Châtillon-sur-Seiche. Le terrain doit être bâti, mais la configuration des lieux apporte des trésors d'enseignement sur la vie de l'époque.
Tout a commencé en mars dernier. Une dizaine d'archéologues de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) explore les vestiges d'une villa gallo-romaine à Noyal-Châtillon-sur-Seiche, près de Rennes. Les fouilles ont révélé l'existence de trois installations thermales successives, qui confirment l'aisance des propriétaires.
L'existence de cette villa est connue depuis les années 1980 : à l'occasion de la construction d'un lotissement sur une parcelle voisine, l'archéologue Alain Provost en avait exploré l'aile Est. Lorsque propriétaires du terrain adjacent ont voulu entamer des travaux, début 2011, la Direction régionale des affaires culturelles a contacté l'Inrap. L'occasion rêvée de mettre au jour l'aile Ouest de la villa.
TROIS ENSEMBLES THERMAUX
Cette villa de plus de 3 500 m² était la résidence secondaire d'une famille de riches propriétaires terriens. Construite à la fin du Ier siècle, habitée jusqu'à la fin du IVème siècle, elle a fait l'objet de nombreuses extensions, destructions et reconstructions successives. Les archéologues sont confrontés à un enchevêtrement de fondations datant d'époques différentes.
La grande surprise de ce chantier, ce sont les trois ensembles thermaux successifs, datant respectivement des Ier, IIème et IIIème siècles. Dotés d'un système de chauffage très élaboré, avec une circulation d'air chaud sous le plancher et à l'intérieur des murs, ils représentent une installation très coûteuse. Pourtant, au cours des siècles, cette famille n'a pas hésité, par deux fois, à détruire l'installation antérieure, dont le plancher s'était affaissé, pour faire place à un nouvel ensemble.
Les derniers thermes ont finalement été abandonnés, vers l'an 320, pour faire place à un séchoir à grains. "Il n'y avait peut-être plus d'arbres à couper dans le secteur pour alimenter le feu", avance Romuald Ferrette, directeur de l'équipe. En effet, pour maintenir une température constante de 50° C dans la pièce la plus chaude, les domestiques entretenaient jour et nuit un énorme feu de bois. "Ce n'était pas très écologique", plaisante-t-il.
apport à la connaissance
Outre les thermes, de nombreux signes rappellent l'aisance de cette famille : une grande salle de réception chauffée, une vaste cour intérieure, des murs décorés de peintures aux couleurs vives, de plaques de schiste sculptées ou de mosaïques... Mais aussi une multitude de petits objets de la vie quotidienne : bague en argent, casserole en bronze ornée d'un caducée, plat ouvragé en argent... Autant de trésors pour mieux comprendre la vie de ces riches propriétaires terriens. "Chaque villa est unique, et apporte sa pierre à la connaissance de cette période", souligne le président de l'Inrap.
Celle de la rue des Potiers sera "sauvegardée par l'étude", ce qui signifie qu'elle ne sera pas conservée en l'état. Une fois le chantier de fouilles achevé, fin septembre, les propriétaires pourront, enfin, faire construire leur maison. De la villa, il ne restera que des photos et des plans, qui viendront illustrer les livres d'histoire régionale. Des objets qui iront peut-être rejoindre les vitrines d'un musée. Et des souvenirs pour les archéologues qui auront participé à ce chantier...
source : http://www.rennes.lemensuel.com/actualite/article/2012/07/28/au-sud-de-rennes-une-villa-gallo-romaine-livre-ses-secrets-12406.html

15 000 sites archéologiques sont recensés en Bretagne, dont celui de Noyal-Châtillon. On y a mis au jour une des plus grandes villas gallo-romaines de la région.

« L'archéologie préventive consiste à sauver le passé tout en permettant l'avenir », explique Jean-Paul Jacob, président de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), en visite vendredi matin sur le chantier de fouilles archéologiques en cours, rue des Potiers.

« On a mis au jour trois programmes d'installations thermales successives, ce qui prouve l'appartenance de cette villa à un riche propriétaire foncier, qui devait avoir sa résidence principale à Condate (Rennes), une famille qui comptait dans le microcosme rennais antique », raconte Romuald Ferrette, archéologue responsable de l'opération.

Les fouilles, pour lesquelles pas moins de treize archéologues de l'Inrap auront été mobilisés, ont commencé fin mars et s'achèveront en septembre. Elles auront permis d'en savoir un peu plus sur ce qui fut l'une des plus importantes villas gallo-romaines de Bretagne, dite de La Guyomerais, et dont l'aile Est fut révélée lors de fouilles effectuées de 1983 à 1987 par Alain Provost, archéologue indépendant.

Une villa dont l'histoire s'écrit sur quatre siècles et demi d'occupation et près de 4 000 m 2 . « Une première grande résidence y fut construite au premier siècle après Jésus-Christ, complétée au fil des siècles et aboutissant au III e siècle à un grand plan en forme de U, ayant en son coeur un bassin d'agrément », poursuit Romuald Ferrette.

Les dernières fouilles ont révélé un ensemble de trois thermes successifs, dont le plus important fut aménagé au II e siècle sur 200 m 2 .

Divers objets ont également été retrouvés sur le site, comme une bague en argent, deux fibules (agrafes servant à fixer les extrémités d'un vêtement), une pince à épiler, des fragments de mosaïque en pâte de verre, des pièces de monnaie de différentes époques, mais encore une pelle en alliage cuivreux et son manche rétractable, ainsi qu'une petite coupelle en argent ouvragé.
« Il n'en existe que dix-sept exemplaires en Gaule, souligne Jean-Paul Jacob. En voyant ces objets, vous comprenez pourquoi les archéologues se battent contre ceux qui utilisent des détecteurs de métaux, trouvant parfois des pièces antiques qu'ils revendent sur internet... »

« Deux grandes périodes ont bénéficié de l'archéologie préventive. La protohistoire, d'ailleurs ces vingt dernières années on a complètement revisité le monde gaulois, et le haut Moyen Âge. L'idée de l'archéologie préventive est de mieux en mieux comprise par la population », conclut Jean-Paul Jacob.

Et c'est tant mieux, car le diagnostic archéologique effectué sur l'îlot Floratrait de la Zac du Centre, pour laquelle un projet de renouvellement urbain est à l'étude, s'est révélé positif. « Il y aura certainement des fouilles effectuées, précise Sylvie Epaud, maire. Mais cela n'aura pas de grosse incidence sur le calendrier des aménagements, la Zac est composée de six îlots différents, on terminera par celui-ci. »
source : http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-La-Guyomerais-une-villa-gallo-romaine-remarquable-_35055-avd-20120731-63333490_actuLocale.Htm


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De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



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Apollyôn
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Re: Une villa romaine à Noyal-Châtillon-sur-Seiche

Message par Apollyôn le Lun 15 Oct - 21:09

Depuis la mi-mars, l’Inrap mène une fouille sur un terrain rue des Potiers à Noyal-Châtillon-sur-Seiche en amont de l’aménagement d’un habitat pavillonnaire. D’anciennes fouilles, menées dans les années 1980 par Alain Provost (archéologue indépendant) sur un terrain voisin, avaient mis en évidence l’aile est d’une villa gallo-romaine, dite de La Guyomerais, qui est l’une des plus importantes villae de Bretagne. Le diagnostic réalisé en 2011 ayant confirmé que le terrain se situait dans le prolongement de cette villa, l’État (Drac Bretagne, service régional de l’Archéologie) a prescrit une fouille de manière à sauvegarder par l’étude ces vestiges, avant la réalisation du futur aménagement.

Si les enjeux de cette opération située sur l’aile ouest de la villa, partie inexplorée jusqu’alors, devaient permettre de restituer un plan complet de l’ensemble, celui-ci s’est révélé, au fil des semaines, inattendu, racontant une histoire complexe faite de programmes de destructions volontaires et de reconstructions. La fouille permet également à l’équipe d’une dizaine d’archéologues d’étudier un ensemble remarquable d’établissements thermaux qui apporteront de précieuses informations sur la pratique du bain pendant l’Antiquité en Bretagne.

De 1983 à 1987, Alain Provost avait exploré sur des parcelles voisines la pars rustica de la villa, c’est-à-dire les bâtiments dédiés aux activités agricoles, et une moitié du secteur résidentiel, la pars urbana. L’étude révélait une première occupation remontant à la fin du Ier siècle avant notre ère, mais ce n’est qu’au Ier siècle de notre ère qu’une architecture en dur s’y développe : une première villa à colonnade (correspondant ensuite à l’aile centrale) est construite. Elle sera complétée au IIe siècle par des pièces d’angle puis une aile en retour au IIIe siècle, suggérant une organisation du bâtiment selon un plan en U. Les fouilles menées par Alain Provost avaient également mis au jour un bassin dans la cour résidentielle, celui-ci devant naturellement marquer l’axe de symétrie de la villa. En toute logique, les archéologues de l’Inrap présents en 2012 s’attendaient à découvrir le prolongement de l’aile centrale de la villa, ainsi que l’aile ouest venant fermer son plan en U. Si cette dernière a bien été découverte, elle est plus éloignée, délimitant une cour centrale bien plus étendue que ce qui était supposé. Surtout, à la jonction de l’aile centrale et de l’aile ouest, ce sont trois ensembles balnéaires successifs, en usage du Ier au IVe siècle de notre ère, qui ont pu être mis au jour.

La pratique du bain dans l’Antiquité répond à un parcours précis alternant pièces chauffées et espaces froids. Ce parcours comprend autant d’étapes de soins que de salles, ce qui explique pourquoi les deux ensembles les plus complets mis au jour sur la villa présentent une organisation analogue. Les utilisateurs pénétraient d’abord dans un vestibule où ils ôtaient leurs vêtements. Ils gagnaient ensuite une première salle chauffée par le sol où ils se faisaient masser et s’enduisaient le corps d’huile. Ils poursuivaient leur parcours en rejoignant la salle la plus chaude, le caldarium, où la température pouvait atteindre 50° C. Là, ils s’immergeaient dans une baignoire d’eau chaude puis achevaient leur déambulation en revenant sur leur pas pour gagner les espaces non chauffés et s’immerger partiellement dans une baignoire d’eau froide. Après avoir revigoré leur corps, ils se dirigeaient de nouveau vers le vestibule afin de se rhabiller. Ces ensembles de bains et leur superficie (le plus grand mesurant près de 200 m²) laissent penser que les propriétaires de la villa disposaient de revenus conséquents.

Cette richesse transparaît à travers la décoration mise en œuvre dans les différentes salles. Les murs étaient recouverts de peintures colorées sur fond blanc où alternaient des violets, rouges, jaunes et des noirs. Certains murs devaient être en partie couverts de mosaïques en pâte de verre, comme le soulignent les nombreuses tesselles retrouvées sur le site. Des plaques sculptées en schiste, figurant des boucliers ou des pilastres, venaient compléter cette décoration. Au sol, des dallages en schiste bleu pouvaient alterner avec des plaques de marbre blanc. Deux fragments de corniches, témoignant d’une architecture soignée, ont aussi été découverts. Tous ces éléments confirment le statut de la villa de La Guyomerais qui est à ce jour l’une des plus riches de Bretagne.
De nombreux objets de la vie quotidienne ont également été retrouvés. Épingles en os, fibule en bronze émaillée, bague en argent, instrument de toilette témoignent du raffinement des différents occupants.
Les monnaies, très nombreuses, offrent aux archéologues l’opportunité de datations précises, notamment sur l’abandon de la villa. Les nombreuses pièces du IVe siècle révèlent ainsi que le site est encore occupé à cette période. Un vaste séchoir à grains est construit après 320 à l’emplacement du dernier ensemble thermal, soulignant une production agricole toujours importante. Ce n’est qu’après le milieu du IVe siècle, voire le début du Ve, que la villa sera progressivement démantelée et abandonnée.

source : http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Actualites/Communiques-de-presse/Les-derniers-communiques/Communiques-regionaux/p-15157-De-remarquables-decouvertes-sur-la-villa-gallo-romaine-de-La-Guyomerais-a-Noyal-Chatillon-sur-Seiche-Ille-et-Vilaine-.htm#


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