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Chassenon : prier à Cassinomagus

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Apollyôn
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Chassenon : prier à Cassinomagus

Message par Apollyôn le Mar 17 Juil - 12:14

Du temps de la Pax romana, le village de Chassenon (16) était un grand centre religieux.

Elle n'est pas bien grosse, mais elle est en or. C'est une « bulla », une amulette en forme de bulle comme en portaient les enfants des citoyens romains. Elle était généralement en cuivre. Quand elle était en or, cela signifiait une appartenance aux couches aisées de la population. Un jour, au IIe siècle après Jésus-Christ, un enfant a perdu la sienne dans les thermes de Chassenon, qui s'appelait alors Cassinomagus. On l'a retrouvée quelque dix-huit siècles plus tard en fouillant un caniveau…

Qui était cet enfant ? On ne le saura jamais. Était-il, avec sa famille on imagine, en cure, ou bien en pèlerinage ? La question reste posée. « Longtemps, on a cru que Cassinomagus n'était qu'une cité thermale, mais des études récentes ont montré qu'il s'agissait aussi d'un centre religieux important », explique Gabriel Rocque, l'archéologue départemental de la Charente.

Aujourd'hui, seuls les thermes, qui comptent parmi les mieux conservés de la Gaule romaine, s'imposent à la vue du visiteur. Mais il existait également à l'époque un vaste sanctuaire dédié à une divinité pour l'heure non identifiée. Il n'en reste rien sauf le socle, le podium, sur la partie haute du site. « Sur ce podium, poursuit Gabriel Rocque, il faut s'imaginer une tour, d'environ 30 mètres de haut, à peu près du même gabarit que la tour de Vésone à Périgueux. Elle était réservée aux prêtres. Une galerie la ceinturait, à l'usage des pèlerins. »

Ce sanctuaire comportait une « aire sacrée », délimitée par un mur d'enceinte que l'on a retrouvé en partie. Sur cette aire, phénomène intrigant, a été décelée la présence de 49 fosses organisées en sept rangées de sept fosses. « L'hypothèse de l'archéologue bordelaise Cécile Doulan est qu'elles servaient à la plantation d'arbres, qu'il y avait là un bois sacré », précise Gabriel Rocque.

Selon l'archéologue charentais, les travaux de recherches sur les thermes plaident aussi en faveur du centre religieux. « En général, ils sont symétriques : un côté pour les hommes, un côté pour les femmes. Mais ici, la symétrie architecturale n'est pas une symétrie de fonction. Dans un circuit classique, vous passez par les salles chaudes, puis froides, les salles de sport, les salles de soins (massages, épilation). À Cassinomagus, un circuit ouvre sur des salles chaudes qui semblent plutôt faites pour des ablutions. »

Cassinomagus était situé sur la via Agrippa, une grande voie de circulation, sorte d'autoroute de l'époque, qui reliait Lugdunum (Lyon) à Mediolanum Santonum (Saintes). Depuis la via Agrippa, le pèlerin curiste approchant pouvait apercevoir la tour du sanctuaire, puis l'aqueduc. Un petit édifice d'environ 2 kilomètres, partiellement enterré. « C'est en passant sous ses arches que le visiteur pénétrait dans l'ensemble monumental et se rendait aux thermes avant d'aller prier », restitue Gabriel Rocque. L'ensemble monumental comportait également un théâtre dont les caractéristiques restent mal connues.

Comment s'organisait l'accueil, comment s'organisait la vie sur place et autour ? On n'en sait rien ou peu de chose. « On n'a pas retrouvé de forum », souligne Gabriel Rocque. Donc pas de magistrat, ce qui laisse à penser que Cassinomagus n'était pas un centre administratif. Le pouvoir était vraisemblablement exercé depuis Augustoritum (Limoges), à 50 kilomètres de là.

L'agglomération, que l'on situe à l'ouest et au sud du site, proche du village actuel, reste à découvrir. « On imagine une population importante pour l'entretien, le service, l'hôtellerie, le commerce. On a retrouvé encore peu de traces d'artisanat », indique l'archéologue. Donc peu d'indices sur la vie quotidienne des gens. Pas de sépulture non plus. On sait en revanche - des ossements l'attestent - qu'on y élevait des porcs et des moutons. On suppose aussi une forêt proche afin d'approvisionner les thermes, gros consommateurs de bois.

Cassinomagus, mis en valeur par le Conseil général de la Charente, est donc loin d'avoir livré tous ses secrets. « Il reste du travail pour plusieurs générations d'archéologues », se réjouit Gabriel Rocque.
source : http://www.sudouest.fr/2012/07/17/prier-a-cassinomagus-771521-869.php


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À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.

Johnny Guoyot
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Re: Chassenon : prier à Cassinomagus

Message par Johnny Guoyot le Mar 17 Juil - 20:03

Ah, j'avais mal lu le titre, j'avais fait une méprise avec "Casseron: prier Schatten et Vitellius"...


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Les soucoupes volantes et les extraterrestres, c'est comme la hausse du pouvoir d'achat et la baisse des impôts, on en parle tout le temps mais on ne les voit jamais venir!
          
                                                             
 
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Apollyôn
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Re: Chassenon : prier à Cassinomagus

Message par Apollyôn le Mer 29 Aoû - 16:14

Chassenon: Les fouilles dirigées par David Hourcade donnent un nouvel éclairage aux thermes gallo romains


Depuis dix sept ans, David Hourcade, archéologue de l'institut AUSONIUS du laboratoire de recherche de l'université Bordeaux Nord, s'intéresse au site gallo romain de Chassenon. Il y travaille dans le cadre d'un PCR (programme commun de recherche) dirigé par Gabriel Roque l’archéologue du Conseil Général qui s'intéresse à des thématiques particulières: Le sanctuaire --les fouilles sont menées par Cécile Doulan--, et sur l'antique Cassinomagus (agglomération).


Pendant trois semaines, ce passionné a dirigé une équipe de vingt cinq étudiants bénévoles, venus de toutes les universités de France. Ils ont mis au jour avec l'aide d'une équipe de New Castle qui a travaillé sur l'agglomération médiévale et moderne, des vestiges qui vont permettre de compléter le plan jusqu'alors établi et de mieux vérifier la chronologie des thermes en datant les périodes d'occupation et la construction du chantier. "Ces recherches faites dans le cadre d'une archéologie programmée préventive ont permis des découvertes qui vont permettre de mieux appréhender les thermes, avec un plan plus précis qui bouleverse ceux déjà établis " explique l'archéologue. " Les traces qui ont été mises au jour remontent au début du 1er siècle soit un siècle avant les thermes qui avaient été datés au 2é siècle après Jésus Christ.


David Hourcade a révélé l'existence d'une grande tranchée d'une cinquantaine de mètres de long sur un mètre de large qui traverse toute la cour sud des thermes. "C'est la trace d'une activité qui date du 1er siècle " Deux fosses circulaires y ont également été détectées avec dans celles ci des éclats de poterie en céramique. Pour l'instant leur utilité demeure une énigme.


Mais la cerise sur le gâteau, c'est la fouille de la partie Est, à l'entrée des thermes, sur le plan. "Nous n'avions pas eu jusqu'alors accès à ce secteur et ce terrain n'avait jamais été fouillé" précise David Hourcade qui souligne que l'ensemble des vestiges sera recouvert de terre à l'issue des recherches. Après trois sondages à la pelle mécanique, les chercheurs ont découvert le mur de façade des thermes. Il n'était pas visible à l’œil nu mais seulement détectable avec du matériel de précision. De ce fait, l'escalier que l'on imaginait assez monumental est réduit à quelques mètres pour déboucher sur une galerie à colonnades qui borde une gigantesque salle de 800m2 avec un plancher en bois surélevé... " c'est le double de la surface déjà estimée. On ne connaît pas encore l'usage de cet immense endroit, vaste salle de sport, salle des pas perdus, salle de réunion...toutes les hypothèses sont évoquées. Mais on sait d'ores et déjà que le site de Cassinomagus était un lieu unique et important".


Peu d'objet ont été retrouvé dans les décombres. En revanche, les archéologues ont découvert des indices importants sur la réoccupation du site depuis le 3é siècle date de la destruction des thermes, au 4é siècle date de la transformation en carrière jusqu'à l'incendie du 5é siècle. Des traces de végétaux et une natte en jonc tressé carbonisée ont été découvertes de même que des traces de l'installation au début du 6é siècle d'un village très organisé, sur les anciens thermes.
De nouvelles fouilles sont programmées pour l'été 2013. Elles porteraient sur l'étude de l'escalier d'accès et l'immense vestibule.
source : http://chabanais.blogs.charentelibre.fr/archive/2012/08/29/chassenon.html


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Re: Chassenon : prier à Cassinomagus

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