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Sous la crypte de la basilique Notre-Dame, l'histoire de Boulogne

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Apollyôn
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Sous la crypte de la basilique Notre-Dame, l'histoire de Boulogne

Message par Apollyôn le Jeu 21 Juin - 10:37

Ce week-end, les Boulonnais auront l'unique chance de découvrir le chantier de fouilles qui se déroule dans la crypte de la basilique Notre-Dame.

Dès l'entrée de la crypte, un anthropologue est à l'oeuvre. A ses pieds, le sol dévoile ses secrets comme autopsié, avec méthode et rigueur. Dans le couloir collatéral sud, une autre scientifique note scrupuleusement ses trouvailles. Depuis plusieurs semaines, les archéologues de l'Institut National de Recherches archéologiques préventives (INRAP) mènent un important chantier de fouilles au coeur de la crypte, suite à un premier diagnostic prometteur mené au début 2011. « Il s'agit de fouilles préventives sur les zones qui sont concernées par le projet d'aménagement de la crypte mené par la Ville de Boulogne », précise Olivier Blamangin, responsable scientifique du chantier. Il poursuit : « Nous pouvons déjà dire que les vestiges mis à jour sont très bien conservés et présentent un grand intérêt scientifique. » Pour les scientifiques, le lieu en soi est pour le moins extraordinaire. « On a plus l'habitude de travailler en plein air, sur des zones appelées à être construites... En plus, cela présente quelques défis techniques. Il a fallu par exemple faire descendre une pelleteuse : c'est passé à quelques centimètres près ! »

Une fois la dalle ôtée, se dévoile aux regards des scientifiques différentes strates d'histoire, selon l'endroit. « La plus grande partie de la crypte a été creusée au milieu du XIXème siècle, au moment de la construction de la basilique. Ça a été fait sur les fondations de l'ancienne église médiévale. Elle-même a été construite au-dessus de fondations de bâtiments romains. En additionnant les différents points de fouille, on balaie 2000 ans d'histoire ! » Effectivement, dans la galerie collatérale sud, les archéologues n'ont pas eu à beaucoup creuser pour retrouver la base d'un mur datant des Romains ! « Au 19e siècle, ils avaient déjà mis à jour les bases d'un bâtiment de 20 mètres sur 10 », observe Olivier Blamangin. La haute ville étant construite là où s'érigeait le camp romain de la Classis Britannica, la flotte de Bretagne chargée de faire la police dans le détroit, il en a été déduit qu'en lieu et place de la basilique se tenait une caserne. Nous sommes là au 3e siècle de notre ère. Pour autant, la fonction du bâtiment aujourd'hui mis au jour laisse place à plusieurs hypothèses. « L'épaisseur du mur, très bien conservé, environ 1,5 m, suggère qu'il s'agit d'un bâtiment monumental. On a longtemps pensé qu'il s'agissait d'un temple, nous avons ensuite pensé à un entrepôt. Mais il faut continuer les recherches », souligne le responsable.

Dans une autre salle, les archéologues ont touché au sol même qu'ont foulé les Romains. « C'est le niveau le plus ancien, environ du milieu du 1er siècle. Cela prouve que la haute ville était occupée à l'époque, ce qui est inédit en haute-ville ». A plusieurs endroits de la crypte, les ossuaires en disent aussi beaucoup sur la vie et la mort... des Boulonnais des différentes époques. « Dans l'un des ossuaires, on retrouve les restes d'hommes, majoritairement, sans doute des ecclésiastiques. Ailleurs, il s'agit d'un ossuaire constitué lors de la réduction de sépultures. Il s'agit du cimetière paroissial de l'ancienne église médiévale... » Le jardin du presbytère et l'enclos de l'évêché font également l'objet de fouilles. Pour les archéologues, la crypte et ses environs n'ont pas fini de révéler leurs secrets.
source : http://www.lejournaldesflandres.fr/actualite/Region/Cote_d_opale/2012/06/21/sous-la-crypte-de-la-basilique-notre-dam.shtml

La basilique Notre-Dame de Boulogne-sur-Mer, construite au XIXe siècle à l’emplacement de l’ancienne église médiévale, possède l’une des plus vastes cryptes d’Europe. Un projet de restauration et de mise en valeur du site, mené par la ville de Boulogne-sur-Mer, a nécessité une intervention préalable des archéologues. La fouille, menée dans un cadre peu ordinaire, a permis d’appréhender un vaste secteur du camp romain de la classis britannica, de mieux connaître l’église médiévale Notre-Dame et d’étudier, en extérieur, une portion de son cimetière paroissial.
Le camp de la classis britannica
La conquête de la Bretagne, l’Angleterre d’aujourd’hui, par l’empereur Claude en 43 de notre ère, marque sans doute la naissance de la classis britannica, une flotte permanente installée de part et d’autre de la Manche, à Boulogne et Douvres. Depuis les années 1970, les fouilles réalisées dans la ville haute de Boulogne ont permis d’y localiser le camp militaire sur environ 12 hectares. Les remparts médiévaux du XIIIe siècle reprennent, pour l’essentiel, le plan en quadrilatère des enceintes romaines successives.
La fouille de la crypte de la basilique Notre-Dame est localisée dans le quartier des casernements du camp antique, la retentura. De nouvelles sections de casernes de la classis britannica ont été mises au jour. Construits dans la première moitié du IIe siècle de notre ère, ces bâtiments sont largement restructurées à la fin du IIe ou au début du IIIe siècle et restent en activité jusqu’aux années 260. Au sud-ouest de la crypte, une portion de voirie a été partiellement dégagée. La qualité de la construction et sa permanence (au moins trois rehaussements successifs) en font une voie structurante du camp, peut-être la via Quintana.
Une structuration de l’espace urbain dès le milieu du Ier siècle de notre ère
Un des principaux apports de la fouille est d’avoir mis en évidence des niveaux archéologiques antérieurs à la construction des premiers remparts connus du camp de la classis britannica, datés, comme les casernes, du début du IIe siècle. Dans la nef, une première série d’aménagements en dur pourrait avoir été réalisée au milieu ou dans la seconde moitié du Ier siècle. Dès cette époque, l’espace se structure selon un « quadrillage » urbain très régulier et l’hypothèse d’un camp romain précoce, contemporain de la conquête de la Bretagne par Claude, se trouve confortée.
L’église médiévale et son cimetière paroissial
La fouille devrait également apporter de nouveaux éléments sur l’architecture de l’église médiévale, détruite à la révolution. Les fondations et le dallage d’une chapelle latérale, sans doute du XIVe siècle, ont ainsi été mis au jour.
Une portion du cimetière paroissial médiéval et moderne, coincé entre la rue de Lille, le parvis, les remparts et l’église, a été fouillée le long de l’actuelle basilique. Un cimetière aussi exigu nécessitait de « réduire » régulièrement les tombes pour faire place aux nouvelles inhumations. Ainsi, les ossements étaient prélevés et rassemblés dans de grandes fosses ossuaires, dont l’une d’elle (XIV-XVe siècle ?) a pu être intégralement fouillée.
Une étude biologique et sanitaire des populations boulonnaises sur une longue période, sans doute près de 700 ans, pourra être réalisée dans les mois à venir.
Un grand bâtiment public du Bas Empire
Au XIXe siècle, à l’occasion de la construction de la crypte, un grand bâtiment antique quadrangulaire (10 x 20 m) fut mis au jour. Ses murs, larges de 2 mètres à la base, étaient conservés sur 1,40 m de hauteur. Ces vestiges ont été en partie détruits par les terrassements de l’époque. Mais les fondations et le dallage extérieur de ce bâtiment du Bas Empire sont encore bien conservés dans le collatéral sud de la crypte. Sa fonction est, pour l’instant, difficile à interpréter.
source : http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Actualites/Actualites-des-decouvertes/Les-dernieres-decouvertes/2012/p-15300-Crypte-de-la-basilique-Notre-Dame-de-Boulogne-sur-Mer-du-camp-romain-de-la-classis-britannica-aux-Temps-modernes.htm


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À côté, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin.



Le vainqueur gagne un pèlerinage sur la tombe de Felix Faure.
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